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Avolla : la technologie au service de l’horticulture d’intérieur

Isère le 12 mars 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 1743 fois

Avolla : la technologie au service de l’horticulture d’intérieur
L'interface de gestion de la solution développée par Avolla (© Avolla)

Comment est née Avolla ? Ingénieur de formation, j’ai exercé plusieurs postes notamment chez Thalès Avionics, Atos Origin et dernièrement HTTV.

Comment est née Avolla ?

Ingénieur de formation, j’ai exercé plusieurs postes notamment chez Thalès Avionics, Atos Origin et dernièrement HTTV. Pendant deux ans, j’ai développé, en tant que salarié, une plateforme d’automatisation simple d’utilisation comme d’installation, période pendant laquelle j’ai également conçu mon premier prototype de boitier. J’ai continué son élaboration en entrant à Grenoble Alpes Incubation (GRAIN) fin 2012 afin de fonder Avolla, une société spécialisée dans l’élaboration et la commercialisation de système de gestion climatique clé en main, pilotable à distance par smartphone et Internet. Par la suite, j’ai rejoint la pépinière d’entreprise, le Tarmac en novembre 2013 afin de bénéficier du réseau de cette structure et de faire grandir ma société pendant un ou deux ans.

Quels produits développez-vous et en quoi consistent-ils ?

Notre produit, baptisé groWatch, se présente sous la forme d’un boitier (concentrateur) discret et design recueillant les données des capteurs environnants. En tout, il est capable de gérer jusqu’à dix capteurs afin de mesurer la température ambiante, l’humidité et la luminosité ainsi que de gérer une webcam. Le boitier restitue ensuite les données qui sont consultables en temps réel sur ordinateur via une page Web dédiée ainsi que sur tablette et sur smartphone à travers une application spécifique. Autonome, le boitier dispose d’une connectivité WiFi et 3G simplifiant son installation dans des lieux sans connexion Internet.

À qui s’adressent vos solutions ?

Dans un premier temps, je me suis positionné sur le secteur de la petite horticulture du fait qu’il n’existe pas de solutions d’automatisation mises à part celles utilisées par les professionnels nécessitant des investissements considérables. groWatch est pensé pour les particuliers passionnés disposant de plantations d’intérieur. Notre solution leur permet de garder un lien direct avec les plantes, de les surveiller à distance… Mieux ! Le logiciel intégré dans le boitier permet de générer les conditions climatiques optimales pour tel ou tel type de plante, la sélection se faisant via l’interface Web ou par l’application mobile, l’utilisateur pouvant privilégier soit la pousse de feuilles ou de fleurs. Résultat, groWatch assure des plantes en pleine forme, saison après saison.

De quelle manière sont distribués vos produits ?

Pour l’instant, groWatch est commercialisé par l’intermédiaire du site éponyme (http://fr.growatch.fr/) sous la forme de trois offres différentes. La solution de base, groWatch Local débute à 199 € tandis que groWatch Access (249 €) offre en plus des fonctions basiques, les alertes SMS et Mail en temps réel ainsi que le stockage sécurisé en ligne des données. Enfin, groWatch Nomade dispose d’une connexion Internet intégrée (pour deux ans) via la 3G ainsi que d’une prise intelligente et d’un double capteur (humidité et température.) La caméra, les prises intelligentes (permettant de piloter électriquement un appareil électrique jusqu’à 800W) ainsi que les capteurs (entre 39 € à 49 € l’unité) sont vendus séparément hormis pour l’offre groWatch Nomade. Je suis en cours de discussions avec des distributeurs potentiels.

Quelles sont vos perspectives ?

L’objectif est de vendre plus de 1000 boitiers cette année afin d’atteindre un chiffre d’affaires de l’ordre de 300 000 € pour mon premier exercice. Je vise le marché français dans un premier temps qui présente un bon potentiel. Mais comme ma solution est déjà internationalisée (Français, Anglais, Allemand, Espagnol), le marché européen sera rapidement « attaqué » ! Des secteurs autres que l’horticulture seront progressivement adressés avec, à la clé, le recrutement de 4 à 5 personnes à terme, si possible cette année.

Propos recueillis par Laurent Marchandiau



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