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Avenir incertain pour le service étranger du CDAFAL !

Loire le 24 juillet 2015 - Marine Graille - Société - article lu 141 fois

Avenir incertain pour le service étranger du CDAFAL !
Archives MG - Le CDAFAL a aidé plus de 375 personnes étangères en 6 mois

Depuis juin dernier, le conseil départemental des associations familiales laïques de la Loire (CDAFAL) se prépare à un épilogue de son service d'aide aux étrangers. En cause, l'absence de subventions depuis 2 ans et demi pour ce service.

 

Présent depuis 22 ans sur le département, le CDAFAL s’efforce de « défendre les droits et les intérêts moraux et matériels des familles » que cela concerne la consommation (conseil juridique…), le développement durable mais aussi l’aide aux étrangers. C’est ce dernier service qui pourrait disparaître en septembre prochain. « Nous étions subventionnés pour l’accompagnement des étrangers, par l’agence nationale de la cohésion sociale et de l’égalité (Acse), puis par l’Udaf et enfin par le conseil départemental d’accès au droit (CDAD). Mais depuis deux ans et demi, nous n’avons plus touché aucune aide financière », résume Janine Sarkissian, présidente du CDAFAL. L’association assure qu’une promesse de subventions leur aurait été émise par le CDAD en début d’année. Promesse qui n’aurait finalement pas été tenue puisque le CDFAL aurait essuyé en juin dernier un refus de la part de la présidente du CDAD, également présidente du TGI.

Le service d’aide aux étrangers a réussi malgré tout à survivre jusque-là grâce au financement des autres postes. Une situation qui ne peut visiblement plus durer. « On pénalise nos autres services et nous mettons en danger toute la structure. Nous avons fait le choix d’avoir des juristes alors que d’autres associations fonctionnent avec des bénévoles mais dans ce cas, ils ne peuvent assurer autant d’heures bénévoles.  » A la rentrée de septembre, le poste de juriste du service consommation ne sera pas renouvelé, J. Sarkissian expliquant que le CDAFAL « ne peut plus salarier deux personnes en même temps ».

Le service d’aide étranger du CDAFAL fermé, l’équipe du CDAFAL s’inquiète du suivi des personnes étrangères. « Entre le 5 janvier et le 23 juin dernier, nous avons accueilli 375 personnes », assure la présidente. Parmi les missions de ce service d’aide aux étrangers, l’on trouve l’accompagnement et le conseil pour les demandes de naturalisation, de visa, de regroupement familial ou encore en cas de refus de titre de séjour. Des associations telles que le Secours catholique pourraient prendre le relais à la rentrée de septembre mais Janine Sarkissian craint que cela ne puisse pas être suffisant. « Dans ces associations, ce sont des bénévoles qui vont prendre le relais et leur structure ne propose pas, comme au CDAFAL, de permanence de 24 heures par semaine avec une médiatrice juridico-sociale. »

Le CDAFAL, qui ferme pour un mois pendant la période estivale, reste à l’heure actuelle dans l’attente d’un nouvel avis de la part de la présidence du CDAD. En effet, selon J. Sarkissia, un courriel du CDAD a été adressé début juillet à l’association ligérienne, expliquant la mise en route « un conventionnement dans le cadre d’un point ou relais d’accès au droit avec l’accord de la présidente du TGI ». « Nous avons répondu de suite que nous étions d’accord sur un partenariat et voulons en connaître les conditions », souligne la présidente de l’association. Au 21 juillet (date de l’entrevue avec J. Sarkissian), aucune réponse n’avait été apportée de la part du CDAD.

Marine Graille

 

 

Le service d’aide aux étrangers

Ce service a été créé en 1993 dans la Loire. Tous les départements, ne disposent pas d’un tel accompagnement au sein d’un CDAFAL. Les personnes sont reçues, le plus souvent, sur rendez-vous. Le CDAFAL travaille en connexion avec des professionnels du droit, des structures d’accueil de migrants et d‘autres associations… Le service travaille également auprès des services préfectoraux, des sénateurs, des députés, des ministères afin de communiquer les difficultés rencontrées par les usagers.

 



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