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Preciturn en redressement judiciaire

Loire le 20 mars 2015 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 487 fois

Preciturn en redressement judiciaire
©DENIS MEYNARD

Lâché par son client PSA, l'équipementier automobile Préciturn, de Monistrol-sur-Loire est de retour devant le tribunal de commerce.

Le fabricant de visserie-boulonnerie pour l’automobile Preciturn, de Monistrol-sur-Loire, lâché par son principal client, PSA, a été placé, mercredi 18 mars, en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce du Puy-en-Velay a prononcé une période d’observation de six mois pour cette entreprise passée en 2013 sous le contrôle de l’Américain AIAC. L’entreprise a par ailleurs assigné PSA Peugeot Citroën devant le tribunal de commerce de Lyon, en vue d’obtenir une médiation, sous l’égide de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV), avec ce client qui a cessé de lui passer toute commande depuis octobre, alors qu’il représentait près de la moitié de son chiffre d’affaires.

En dépit d’un courrier du président du directoire de la firme au Lion, Carlos Tavares, déclarant « Nos équipes achats se tiennent à la disposition du groupe AIAC pour avancer sur ce dossier », PSA a jusqu’alors demandé à chaque audience un report de la procédure. Par ailleurs, la dernière  commande de 250 000 € passée par le constructeur français n’a toujours pas été livrée de son fait. Et elle n’a donc pas été payée à la PME de l’Yssingelais dont les salariés sont malmenés depuis près d’une dizaine d’années, de plans de reprises en procédures collectives. Le chiffre d’affaires mensuel de l’entreprise est tombé à 175 000 € et la majorité des 36 salariés chôment une semaine sur deux depuis octobre. « Ils n’ont reçu qu’un acompte de 800 € sur leur salaire de mars (…) certains ne supportent plus la pression, craquent et sont sous anti-dépresseur », souligne Paul Lyonnet, délégué syndical CGT et représentant des salariés à la procédure collective.

Le patron de PSA écrit quant à lui : « n’ayant à ce jour aucun élément de la part du groupe AIAC nous permettant de juger de la pérennité de site de Monistrol-sur-Loire, vous comprendrez, j’en suis certain, que notre groupe ne peut envisager à ce stade une relation commerciale directe avec la société Preciturn ». Il fait référence aux engagements pris par le nouveau propriétaire du site qui avait annoncé, à l’été 2013, l’apport de 300 000 € en trésorerie et comptes courants, plus 170 000 € pour des opérations de maintenance, avant d’investir 0,5 M€ dans l’outil de production. De tout cela, très peu a été réalisé.

Denis Meynard



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