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Au chevet des enfants malades

Isère le 15 septembre 2015 - Jacques SAVOYE - Nord-Isère - article lu 648 fois

Au chevet des enfants malades
Jacques Savoye - Soleil de clown au Forum des associations.

Créée en 2011 à Bourgoin - Jallieu, l'association "Soleil de clown" apporte un monde de rires, de couleurs et de magie aux enfants hospitalisés au C.H.Pierre-Oudot. Elle présentait son action au Forum des associations.

Demande de rectificatif de la part de Mme Odile Bouvier-Vollant daté du 17 septembre : « Je suis la fondatrice de Soleil de Clown que j'ai développé et porté seule pendant 3,5 ans. Christine Diard présente au conseil d'administration à ma demande depuis l'origine n'a jamais été opérationnelle avant avril 2014 (date de ma démission).»

Médecin psychiatre, Christine Diard avait noté qu'à Lyon (avec Docteur Clown) mais aussi  à Grenoble et à Paris, des associations intervenaient dans les hôpitaux, au chevet des enfants malades. « Mais, sur Bourgoin-Jallieu, nos bambins n'avaient pas cette chance », se souvient-elle. De ce constat allait naître l'association Soleil de clown. « C'était en 2011, sous la houlette d'Andy Fonfreyde, directeur de l'Ecole de cirque de Villefontaine. Un pari fou, une grande aventure devenue réalité », explique le médecin.

Les interventions au centre hospitalier Pierre-Oudot de Bourgoin-Jallieu débutaient le 12 janvier 2012. Au départ, faute de trésorerie, les artistes étaient tous bénévoles. De nombreux particuliers mais aussi des entreprises ayant adhéré au projet, un an plus tard des clowns professionnels étaient engagés et rémunérés. Aujourd'hui, Soleil de clown c'est six professionnels et  quatre bénévoles intervenant à l'hôpital, cinq autres bénévoles assurant l'administration de l'association présidée par Christine Diard.

Sur la demande du chef de service pédiatrie du centre hospitalier berjallien, depuis un an, les clowns sont présents chaque lundi et jeudi. Le style des interventions est défini en concertation avec l'équipe médicale et la famille. « Lors de chaque passage à l'hôpital, deux clowns sont présents : un professionnel et un bénévole. Pour appréhender  les particularités de leur jeune public, y compris parfois des nourrissons, ils suivent des formations sur l'enfance, le handicap, l'hospitalisation. On se rapproche aussi des parents pour éviter qu'ils transmettent leur stress à leur enfant », poursuit le docteur Diard. « Les retombées positives que Soleil de clown provoque sur l'enfant sont évidentes », souligne-t-on au médipôle.

Reste que, pour pérenniser son action auprès des petits malades (on estime qu'avant l'âge de 15 ans un enfant sur cinq est hospitalisé), Soleil de clown jongle avec son budget. Des dons de particuliers et diverses subventions l'équilibrent. Et sa présence au Forum des associations n'a pu que sensibiliser les éventuels donateurs.

Jacques Savoye

 



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