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Assainissement - Boues d’épuration : une provision de 1,4 M€ pour Saint-Etienne Métropole

Loire le 13 mars 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 1218 fois

Assainissement - Boues d’épuration : une provision de 1,4 M€ pour Saint-Etienne Métropole
Depuis l'arrêt des fours, quelque 2 000 t de boues d'épuration sont évacuées chaque mois par la route (D.R.)

L’unité de valorisation thermique des boues de la station d’épuration Furania (ex-Le Porchon), sur la commune de La Fouillouse, est à l’arrêt depuis bientôt quatre ans, après l’explosion accidentelle d’un des deux fours utilisés pour brûler les boues à l’aide du biogaz produit sur place.

Le contentieux juridique entre les différents intervenants (Ville de Saint-Etienne à laquelle s’est substituée l’agglomération qui a pris la compétence assainissement, concepteur, fabricant et exploitant des fours) n’est toujours par tranché par la justice administrative. Toutefois, cette dernière a rendu fin 2013 une ordonnance de « référé provision ».
Saint-Etienne Métropole demandait que les trois autres intervenants soient condamnés solidairement à lui verser une provision de 1,85 M€, à valoir sur l’indemnisation des préjudices consécutifs à l’explosion. Le tribunal administratif de Lyon a ordonné à la société Artelia Ville et Transport (ex-Sogreah) le versement de 1,43 M€ TTC à la Communauté d’agglomération. Les deux autres sociétés en causes dans ce dossier sont la Société stéphanoise de service public et FMI Process. Ces provisions octroyées à la collectivité correspondent au coût prévisionnel de réfection et de remise en route des installations, ainsi qu’au surcoût de l’évacuation et du traitement des boues à l’extérieur du site.
Saint-Etienne Métropole avait par ailleurs demandé en août 2012 une expertise complémentaire à celle ordonnée en juin 2010, sur les causes et conséquences des déformations des équipements qui constituent les deux lignes de l’unité de valorisation thermique de la station d’épuration. Le tribunal a ordonné la désignation d’un nouvel expert qui a du travailler en présence des parties concernées, ainsi que de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) Rhône-Alpes.
Le premier four n’ayant toujours pas été réparé, le second ayant été mis à l’arrêt, les boues doivent toujours être évacuées en l’état sur de longues distances. Une situation qui met à mal la réputation de station d’épuration certifiée « la plus éco-responsable de France » dont s’était prévalu Furania lors de sa mise en service. Car depuis près de quatre ans, quelque 2 000 t de boues d’épuration sont évacuées chaque mois par la route jusqu’à une plate-forme de compostage agricole, tandis que le biogaz produit est brûlé dans l’atmosphère.

Denis Meynard



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