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Artisanat - Roanne : l’Espace Mermoz, une réponse adaptée

Loire le 10 avril 2014 - Aline Vincent - Roannais - article lu 649 fois

Artisanat - Roanne : l’Espace Mermoz, une réponse adaptée
Inauguration des nouveaux locaux par le psdt Porteneuve, le nouveau maire Yves Nicolin, la préfète et la conseillère régionale M.-H. Riamon (D.R.)

La chambre a quitté la grande maison de caractère de l’avenue Gambetta pour une autre situation centrale et un bâtiment neuf que la Chambre consulaire partage avec d’autres entreprises : expert-comptable, avocat, laboratoire de prothèses dentaires sans oublier la Capeb (Confédération de l’Artisanat).

Des locaux modernes et fonctionnels divisés en un rez-de-chaussée de 197 m2 et d’un étage de 215 m2. L’inauguration a eu lieu en présence de la préfète de la Loire Fabienne Buccio, du député Yves Nicolin, installé 48 h plus tard dans ses nouvelles fonctions de maire de Roanne, des représentants de la Région avec notamment M.-H. Riamon, du Département et des autres collectivités territoriales ou administratives.
La toute première Chambre de métiers s’installait rue Brison en 1932, puis avenue Gambetta en 1953. C’est par décret du 31 août 2010  que la CMA de la Loire était créée. Elle se substituait le 15 novembre aux deux chambres de Roanne et Saint-Etienne/Montbrison avec le lancement d’une nouvelle mandature. Une nouvelle équipe paritaire entre le nord et le sud se mettait en place en s’appuyant sur ses collaborateurs pour maintenir les actions et les modes de travail de ces deux territoires.?
Aline Vincent


Main d’œuvre low cost : sources d’inquiétudes

La concurrence de la main d’œuvre étrangère low cost n’épargne pas le département. Pour les artisans, elle s’ajoute à celle des auto-entrepreneurs. Le président Porteneuve tient à souligner qu’au sein de l’artisanat, le secteur du bâtiment en particulier est confronté à une concurrence qu’il estime, au même titre que l’ensemble de la profession, déloyale. Elle provient d’une part de la main d’œuvre bon marché arrivant d’autres pays européens, et d’autre part de la règlementation avantageuse bénéficiant aux auto-entrepreneurs. « La Loire n’est pas épargnée par la main d’œuvre bon marché qui vient essentiellement des pays de l’Est. Elle est proposée aux chefs d’entreprises français directement par des sociétés d’intérim spécialisées qui par ailleurs ne facturent pas de TVA. Même chose pour les auto-entrepreneurs. Le gouvernement avait voulu « mettre un pied à l’étrier » à de futurs artisans. Mais combien passent au final sous le statut classique d’artisan ? Selon un rapport de l’Igas datant de début 2013 sur l’année 2012, 290 000 auto-entrepreneurs en France auraient changé de régime, ce qui ne représente que 2,7 % du total. Là encore, la TVA creuse la différence. Nous pensons qu’il aurait été plus judicieux de baisser son taux et de l’appliquer à tout le monde ».


L’artisanat ligérien envisage l’avenir avec prudence

Malgré une conjoncture tendue, les indicateurs de la Loire ont affiché les taux d’activités les plus stables de la région Rhône-Alpes au dernier trimestre 2013.

« Malgré une conjoncture peu favorable, de médiocres prévisions à l’embauche et des niveaux de trésorerie qui restent tendus, on veut penser que le pire est derrière nous », déclare le président de la Chambre de Métiers de la Loire, Jean-André Porteneuve.
De fait, les chiffres affichent une activité dans le département plutôt stable par rapport au reste de la région Rhône-Alpes. Tous secteurs confondus, la Loire compte 13 856 entreprises, soit 7 023 sociétés et 6 833 entreprises individuelles (dont 1 512 auto-entrepreneurs). Une étude de conjoncture a été réalisée sur un panel de 630 entreprises ligériennes interrogées sur leur niveau d’activité, leur chiffre d’affaires, leur trésorerie et leurs effectifs. Si l’on compare les troisième et quatrième trimestres 2013, il ressort que la majorité d’entre elles, soit 59 %, estimaient leur niveau d’activité normal fin 2013, stable par rapport au troisième trimestre.
Les entreprises artisanales rencontrant une situation de sous-activité étaient parallèlement moins nombreuses au dernier trimestre 2013 qu’au trimestre précédent (31 % contre 38 %). La tendance concernant les chiffres d’affaires suit la même courbe. Ceux-ci étaient stables pour 54 % des entreprises à fin décembre 2013 (13 % d’entre elles enregistraient une hausse de CA à la fin du quatrième trimestre contre 10 % à l’issue du troisième). 32 %  affichaient une chute contre 37 % fin septembre.

Stabilité envisagée

Les niveaux de trésorerie exprimaient aussi les mêmes tendances. Concernant les effectifs, ils sont restés stables dans 86 % des entreprises au dernier trimestre (dans 77 % au trimestre précédent). En revanche, ils étaient en baisse pour 8 % d’entre elles fin 2013 contre 14 % à la fin du troisième trimestre 2013. Le panel interrogé était aussi sondé sur les prévisions concernant le premier trimestre 2014. Il en résulte que plus de la moitié des entreprises s’attendait à une stabilité de leur activité (54 %), de leur chiffre d’affaires (58 %), de leur trésorerie (61 %) et de leurs effectifs (84 %).
Enfin, au plan des investissements, 21 % des entreprises interrogées déclarent avoir investi au cours de l’année 2013. Un chiffre également stable malgré une conjoncture défavorable. « Ce sont des investissements correspondant bien souvent à du renouvellement indispensable de matériel » commente le président Porteneuve.



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