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Arthur Derderian : « L'assimilation n'est pas à sens unique »

le 05 mai 2015 - Mathieu Ozanam - Société - article lu 677 fois

Arthur Derderian : « L'assimilation n'est pas à sens unique »

Arthur Derderian est président de l'Association pour les échanges et la coopération Lyon-Erevan et président de la Fédération des associations arméniennes Rhône-Alpes qui regroupe 12 associations sur 5 départements de la région.

Comment perpétuer la culture arménienne, alors même que l’intégration des Arméniens en France va jusqu’à leur assimilation ? A l’occasion des cérémonies du centenaire, beaucoup de personnalités interrogées dans la presse ont expliqué avoir redécouvert leur « arménité ».

La pérennité passe par les associations culturelles et aussi par l’aspect religieux. On peut voir l’engouement qu’il y a à édifier des églises comme à Saint-Chamond (en 2012 Ndlr) en tant que premier Etat chrétien de l’histoire. Par ailleurs l’APECLE (Association pour les échanges et la coopération Lyon-Erevan) nous organisons des cycles de conférence avec des thèmes originaux qui peuvent intéresser et attirer aussi bien des Arméniens qu’un plus large public.

Mais les mariages mixtes de plus en plus fréquents ne constituent-ils pas un risque de dilution de la culture arménienne ? 

C’est vrai qu’il y a une assimilation en cours. Par exemple dans l’équipe autour de moi pour l’organisation de la commémoration du centenaire du génocide, 10 personnes sont issues de couple mixte. Mais vous savez, l’assimilation n’est pas à sens unique. On s’aperçoit que dans les couples le gendre ou la belle-fille deviennent parfois plus Arméniens que les Arméniens eux-mêmes ! Ils veulent en savoir plus, s’intéressent à la culture, veulent se rendre en Arménie. L’assimilation devient intéressante. Mais comme le dit Charles Aznavour : « je suis 100 % Français et 100 % Arménien ».

Propos recueillis par Mathieu Ozanam

 



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