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Armement - Nexter : mariage en vue avec l’allemand KMW

Loire le 03 juillet 2014 - La Rédaction - Roannais - article lu 678 fois

Armement - Nexter : mariage en vue avec l’allemand KMW
(D.R., Photo d'archive)

« L’objectif est de créer un leader européen de l’armement terrestre », a déclaré mardi la direction de l’entreprise publique d’armement terrestre Nexter lors d’un conseil d’administration suivi d’un comité central d’entreprise destinés à présenter un projet de fusion avec l’Allemand Krauss-Maffei Wegmann, un groupe privé de taille équivalente, principalement présent à Munich et à Kassel.

Le futur ensemble représentera 6 500 salariés, pour un chiffre d’affaires de 1,6 Md€.
Le gouvernement a de son côté publié un communiqué conjoint du ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, du ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg et du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Il précise que « ce rapprochement est permis par la signature, ce soir, d’un accord entre ces deux entreprises et l’Agence des participations de l’Etat ».
Ce mariage doit prendre la forme de la création d’une société commune, détenue à 50/50 par l’Etat français et les 37 actionnaires familiaux de KMW. Il sera effectif sous neuf mois, les représentants de l’Etat français expliquent que « l’accroissement de la concurrence internationale dans ce secteur industriel et les contraintes qui pèsent sur les budgets européens d’armement rendent nécessaire la constitution d’un groupe compétitif bénéficiant d’une gamme élargie de produits, de compétences et de savoir-faire complémentaires. » Ses représentants ajoutent qu’ « après le succès d’Airbus dans l’aérospatial, cette nouvelle opération vient renforcer l’Europe de la Défense dans le domaine industriel.»

« Un rapprochement à risques », disent les syndicats

Pour mener à bien ce projet, baptisé Kant, le groupe français sera mis sur la liste des privatisations. La CGT de Nexter s’interroge sur la tentation que pourrait ensuite avoir l’Etat français de « diminuer sa part dans le capital, comme il l’a déjà fait pour à DCNS ». Elle dénonce aussi « un projet qui favorisera, à terme, l’évasion fiscale », car la future holding « aura son siège situé à l’étranger, dans un pays tiers ». La CFDT de Nexter, qui, elle-aussi, sera reçue au ministère de la Défense, le 8 juillet, évoque « un rapprochement à risques, notamment sur le plan social, du fait des doublons existants », entre les deux systémiers.


D.M.



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