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Arkéma : l’électrolyse plus propre

Isère le 11 mai 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 1271 fois

Arkéma : l’électrolyse plus propre
Lors de l'inauguration de la nouvelle plateforme électrolyse par membrane PVC (D.R.)

C’est l’aboutissement de 3 années de travail qui a été inauguré le 30 avril dernier, sur le site Arkéma de la plateforme chimique de Jarrie.

L’inauguration du nouvel atelier pour l’électrolyse, un projet qui a nécessité près de 100M€ d’investissements (dont 60M€ apportés par Arkéma, et 40M€ par l’Etat et les collectivités) avait un triple objectif. Un objectif de sécurité d’abord avec le suivi des nouvelles normes du PPRT (Plan de prévention des risques technologiques). Ces modifications ont permis de largement réduire la zone à risques autour de la plateforme, en la divisant par 5 (de 4100m à 780m). Finalement, le risque n’existe quasiment plus que sur la plateforme chimique, et seules deux zones d’habitations (l’une à Jarrie, l’autre à Champ-sur-Drac) sont encore dans le périmètre. Pour elles, le nouveau secrétaire général de la préfecture Patrick Lapouze (lire page 3) expliquait : « l’accompagnement de l’Etat ne va pas seulement à l’investissement sur le site, il existe aussi pour les riverains, qui ont besoin d’une mise aux normes dans le cadre du respect du PPRT ». (Lire encadré). Pour réduire ce périmètre, d’autres mesures ont été prises, par exemple la réduction de la production quotidienne (de 460 T/j à 200 T/j), et la diminution du stock de chlore liquide.
La seconde exigence était écologique, puisqu’il s’agissait de passer d’un système d’électrolyse mercure, à l’électrolyse à membrane PVC, une solution qui évidement doit réduire les rejets de produits toxiques.
Le renouvellement impliquait enfin un gain en compétitivité du site, qui travaille essentiellement sur les marchés de l’eau oxygénée et du chlore. « Et c’est une compétitivité à accroitre encore » explique lors de la présentation le directeur général industrie d’Arkéma, Luc Benoit-Cattin, « le travail, les outils doivent être optimisés, tout comme les moyens, avec notamment le coût des matières premières principales, pour nous le sel et l’énergie. »
Le passage à la membrane aura permis de sauver 300 emplois sur les 400 que comptait le site. Une suppression de postes qui a eu lieu sans plan social. Quant aux salariés maintenus, 70.000 heures de formations leurs ont été dispensées car 2/3 du personnel a vu son poste changer ou évoluer. « Il faut aussi noter la réussite technique que représente le fait d’installer une nouvelle unité dans une usine existante, et qui a nécessité 30 mois de travail collectif ».
Luc Benoit-Cattin ne concluait pas sans dire que « cet investissement reste dans le droit fil de la politique d’Arkéma depuis son entrée en bourse : le soutien de l’investissement français ». Selon ses dires 50% des investissements du groupe sont réalisés en France, pays où sont aussi réalisé 40% du chiffre d’affaires.

Caroline Thermoz-Liaudy

L’accompagnement des riverains :

Une convention de financement et d’utilisation des aides a été signée entre la communauté d’agglomération, les communes avoisinantes, l’Etat et les différents industriels de la plateforme chimique. Le but était de conseiller et surtout de financer les travaux de 900 logements qui devaient réduire leur vulnérabilité. Le montant prévisionnel des travaux à réaliser était de 2M€ sur 3 ans, dont 1,2M€ d’aides directes des collectivités et des industriels. Dans le détail, 25% des travaux financés par les industries, 25% par la communauté de communes, 40% par le crédit d’impôts, 5% par le conseil général, et 5% par la Métro.



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