Fermer la publicité

Arjowiggins : la clause de non-concurrence (enfin) levée

Isère le 15 mai 2014 - Laurent Marchandiau - Actualités - article lu 637 fois

Arjowiggins : la clause de non-concurrence (enfin) levée
Le site Arjowiggins de Charavines (D.R.)

Rien n’est encore joué pour les 185 salariés d’Arjowiggins de Charavines.

L’avenir du site demeure incertain sauf qu’une récente nouvelle, annoncée de source syndicale puis confirmée par la direction de l’entreprise vient éclaircir certaines zones d’ombre. Le ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique avait demandé que la prospection des investisseurs soit menée « au niveau mondial et sans restriction. L’ensemble des acteurs du secteur ou capables d’offrir des perspectives industrielles à ces sites de production de papier devra être approché. » Le problème résidait dans la clause de non-concurrence inscrite dans le plan de restructuration de Sequana, la maison mère d’Arjowiggins, détenu à 20 % par la Banque Publique d’Investissements (BPI). Celle-ci empêchait en l’état toute acquisition de l’entreprise de Charavines par d’éventuels repreneurs. Après que les administrateurs de la BPI ont stipulé aux représentants des salariés que cette clause serait maintenue lors de leur rencontre le 30 avril qui avait suscité un nouvel élan de grève du 3 au 5 mai, la BPI est revenue sur ses dires. Celle-ci confirme par écrit le retrait de la clause.
En parallèle, Jean-Jack Queyranne, le président de la région Rhône-Alpes a adressé le 29 avril une lettre au ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, Arnaud Montebourg portant sur la décision de restructuration des divisions Graphiques et Papiers du groupe Sequana. « Une annonce qui ne manque pas de susciter une forte incompréhension de la part des élus locaux et régionaux compte tenu notamment des projets d’investissements récents sur le site, inauguré il y a moins d’un an », explique-t-il dans sa lettre. Concrètement, le président de la région demande la mise en place d’un comité de suivi du processus de recherche de repreneur piloté par l’État associant les différentes parties prenantes (collectivités locales, représentants des salariés et de l’État, membre de la direction de l’usine et de la direction d’Arjowiggins.) Un comité auquel s’ajouterait une « articulation étroite entre l’AFII missionnée par l’État et l’agence régionale (ERAI) […] afin de partager l’information sur les différentes recherches de repreneurs en cours. » Pour rappel, le groupe papetier s’est donné un an pour trouver un ou plusieurs repreneurs avant de fermer le site si aucun ne se manifeste.

Laurent Marchandiau



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide