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ARaymond développe sa santé

Isère le 07 juin 2015 - David Merle - Industrie - article lu 617 fois

ARaymond développe sa santé
David Merle - Catherine Kamowski (Maire), Vincent Tempelaere (1er à gauche, Médic@alps) aux côtés des dirigeants d'ARaymond.

La politique de diversification du réseau ARaymond, numéro 1 mondial de la fixation et assemblage dans l'industrie automobile, se concrétise par son développement sur le marché de la santé. Avec une nouvelle usine à Saint-Egrève, l'entreprise se donne les moyens de réussir ce nouveau défi.

Est-il encore nécessaire, de nos jours, en Isère, de présenter l’entreprise ARaymond ? La vieille dame, née il y a maintenant 150 ans, rue Chenoise à Grenoble, est devenue au fil des générations, un réseau international, numéro 1 mondial de la fixation et assemblage dans l’industrie automobile. Avec un effectif de 6 000 personnes, dont 1 000 pour la seule France, présente dans plus de 25 pays, la société devrait cette année passer le cap symbolique du Md€. Entreprise familiale s’il en est, elle cultive des valeurs telles l’indépendance, vis-à-vis d’éventuels investisseurs essentiellement mus par une logique purement financière, la continuité ou bien encore l’innovation. Constatant l’absence de spécialistes, au niveau Français, visserie exceptée, l’entreprise grenobloise décidait d’appliquer son expertise à l’univers de la Santé. Si sur ce marché, les calculs de retour sur investissement diffèrent du monde de l’automobile, les actionnaires voient dans ce secteur, un relai de croissance potentiel auquel ils croient.

ARaymondlife

Entité du réseau ARaymond dédiée à la Santé, ARaymondlife était créée dès 2007. Certifiée établissement pharmaceutique GMP EU (Good Manufacturing Practices Europe - Bonnes Pratiques de Fabrication Europe), l’entreprise est spécialisée dans l’injection plastique et la fixation. Son offre s’articule selon 3 axes: les dispositifs médicaux, notamment des systèmes à usage unique et accessoires plastiques pour le diagnostic et la prévention des pathologies ; une gamme, RayDyLyo, d’articles innovants de conditionnement médical;  un dispositif de délivrance de principes actifs, en l’occurrence la délivrance d’hormones, administré sous forme de matrice imprégnée, en partenariat avec un laboratoire de santé vétérinaire Français. «Le secteur de l’automobile fonctionne avec des cycles courts, au contraire de celui de la Santé, soumis à des contraintes réglementaires fortes. C’est un réel changement d’état d’esprit pour nous », précise Jean-Jacques Legat, Président d’ARaymondlife.

Ligne de production ARaymondlife en salle blanche ISO 7

Une nouvelle usine

La poursuite de son développement, et l’obtention en 2012, du statut  de filiale à part entière du réseau ARaymond, incitaient ARaymondlife à se doter de sa propre usine. Le choix se portait sur la zone dite « ETAMAT » de la commune de Saint-Egrève, dans la couronne grenobloise, ancrage historique de l’entreprise depuis le 19e siècle. Choix particulièrement judicieux, quand l’on sait le territoire Grenoble-Isère en pointe dans les technologies de la Santé, avec plus de 700 entreprises et 11 000 emplois représentés. Le chantier démarrait mi-2013, d’un coût total de 9 M€ (équipements structurels inclus), la nouvelle entité de 3 700 m2 étant opérationnelle fin 2014. Organisée en plusieurs ateliers, comprenant chacun une salle blanche ISO 7, standardisés par type de produit, la structure est capable d’extension, grâce à une réserve foncière significative, autorisant ainsi la perspective d’une fabrication de produits en grande série. Un laboratoire de 140 m2, dont 30 m2 de salle blanche ISO 7, complète le dispositif. En réponse à une forte demande de son marché, ARaymondlife s’est équipée cette année, d’une première ligne d’assemblage automatisée, portant ainsi sa capacité de production à 25 millions d’unités par an. Placée sous la tutelle de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), l’usine est susceptible d’être inspectée au minimum tous les 3 ans. A terme, elle envisage d’obtenir l’agrément FDA (Food and Drug Administration), et ce, afin d’aborder le marché américain.

David Merle

 



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