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APRC veut créer 150 emplois à Saint-Chamond

Loire le 17 mars 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 3606 fois

APRC veut créer 150 emplois à Saint-Chamond
Karim Abdellaoui main dans la main avec le maire de Saint-Chamond, Philippe Kizirian (© Denis Meynard)

La société APRC, créée en 2006 à Saint-Chamond par Karim Abdellaoui et deux associés, rejoints par la suite par un quatrième homme, affiche des très grosses ambitions.

La croissance rapide de ce concepteur et réalisateur de bâtiments l’a conduit à atteindre un chiffre d’affaires de 54 M€ en 2012, avec une cinquantaine de salariés. En 2013, l’activité s’est stabilisé au même niveau, mais une nouvelle phase de très forte croissance devrait arriver à partir de 2015, annonce le dirigeant qui indique avoir réinvesti dans l’entreprise les 5 M€ de bénéfices réalisés depuis huit ans.
Cette perspective le pousse à préparer son départ des actuels bureaux installés dans la traversée de Saint-Chamond, rue Waldeck-Rousseau, pour un nouveau siège susceptible d’accueillir 200 personnes. Un compromis de vente a été signé pour l’achat d’un terrain de plus de deux ha dans le quartier du Champ du Geai. La municipalité saint-chamonaise conduite par Philippe Kizirian a modifié le Plan local d’urbanisme (PLU) pour le rendre constructible, mais une partie étant en zone inondable, APRC est en discussion avec les services de l’Etat pour que les aménagements techniques demandés ne compromettent pas l’équilibre économique du projet.
Ce dernier, pour lequel l’entreprise prévoit de déposer un permis de construire pendant l’été, représente un investissement d’une dizaine de millions d’euros. Il consistera à construire un bâtiment de 3 000 m2 pour les collaborateurs d’APRC dont le nombre devrait tripler ou quadrupler dans les deux ans, « passant à 150 ou à 200 », annonce le PDG. Sur ce même terrain est également prévue la construction d’un bâtiment de 6 000 m2 de bureaux destinés à la location ou à la vente, « car à Saint-Chamond il manque des infrastructures de dernière génération », explique celui qui participe cette semaine au Mipim (Marché international des professionnels de l’immobilier) de Cannes.
Concepteur et réalisateur de bâtiments logistiques pour la plupart, mais aussi industriels, tertiaires et commerciaux livrés clefs en main, APRC compte déjà une série de réalisations de renom à son actif. Parmi elles figurent le premier pôle logistique environnemental soumis au Conseil national de protection de la nature, de près de 162 000 m2 carrés, réalisé à Saint-Martin-de-Crau, dans les Bouches-du-Rhône. L’entreprise saint-chamonaise a aussi été retenue, avec l’accompagnement du ministère du Redressement productif, pour la reconversion en plate-forme logistique d’un site industriel français de Continental Nutrition.

10 millions de m2 prévus en Algérie

La société dirigée par cet ingénieur de 34 ans, qui en est actionnaire à hauteur de 60 %, « a une prévision d’investissement de 180 M€ sur trois ans en France », annonce-t-il. Mais c’est en Algérie, où elle est présente depuis sa création, qu’elle devrait réaliser la plus grosse part de son activité. Dans cette optique, APRC va créer dans les prochains mois une filiale commune (dont elle détiendra 49 % du capital) avec SNTR Logistics, entreprise d’Etat algérien, principal acteur du pays en matière de transport et de logistique. Les prévisions sont colossales, puisqu’il est prévu que ce « joint-venture » franco-algérien réalise 7 Md€ d’investissements sur dix ans, en créant en moyenne 1 million de m2 de surface logistique par an. Ce programme, décrété d’intérêt national, devrait permettre la création de 30 000 à 40 000 emplois en Algérie sur cette période. « L’accord de principe a été signé avec les autorités algériennes. Nous allons d’ici la fin de l’année sélectionner les entreprises françaises et algériennes au profit desquelles seront réalisés ces infrastructures logistique moderne dans un pays qui en manque cruellement », indique le jeune dirigeant associé à Philippe Pantanella, Kwan Rakotobe, et plus récemment Larbi Benzeghiba.

Denis Meynard


L’Algérie, un marché prometteur

« Dès notre première année d’existence nous avons travaillé sur l’Algérie », explique Karim Abdellaoui, dont l’entreprise a une filiale à Alger. Ses réalisations industrielles pour le secteur de la transformation de matières premières, mais aussi logistiques, lui ont permis de se faire connaître des autorités locales. « Ce pays en excédent de devises, grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, a beaucoup de besoins en infrastructures. Il présente une appétence particulière pour les entreprises et la culture française », affirme le président d’APRC. Il ajoute que « la croissance de l’économie française passe par l’exportation, notamment dans cette partie de l’Afrique ».



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