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Après 9 mois, Sophia accouche d’un bon bilan

Loire le 03 juillet 2014 - Daniel Brignon - Agglomération stéphanoise - article lu 1693 fois

Après 9 mois, Sophia accouche d’un bon bilan
Quatre îlots de 12 postes d'infirmiers conseillers en santé, encadrés chacun par un responsable d'équipe (D.R.)

La CPAM de la Loire avait été dans les premières candidates à expérimenter le dispositif Sophia, lancé en 2010 dans dix départements.

Dispositif d’accompagnement des malades diabétiques dans l’observance de leurs traitements et des consultations récurrentes auxquelles ils sont soumis afin d’éviter ou de retarder la survenue de complications qui peuvent prendre un caractère d’extrême gravité dans ce genre de maladie chronique au long cours.
L’accompagnement de l’Assurance maladie se fait à partir de plateformes dédiées par des contacts téléphoniques réguliers avec les adhérents du dispositif. Trois plateformes d’appel ont été progressivement constituées successivement à Albi, Nice puis Lille, pour répondre à la croissance du nombre des adhésions volontaires de malades dans un dispositif généralisé à tous les départements depuis 2012. Il compte aujourd’hui 530 000 adhérents en France avec une perspective de croissance estimée par l’Assurance maladie à 1,5 à 1,7 millions en 2017. Pour accompagner ce développement, l’Assurance maladie a envisagé la création d’une quatrième plateforme d’appel. La CPAM de la Loire qui y était candidate depuis avril 2012 a été finalement retenue juste 2 ans après. Elle a eu six mois pour créer ce quatrième centre national opérationnel depuis le 26 septembre dernier.
La plateforme, a été installée dans les locaux du Cetaf, Centre technique d’appui et de formation des centres d’examens de santé, organisme national de l’Assurance maladie basé à Saint-Etienne, avenue de Rochetaillée. Le Cetaf met gratuitement ses locaux à la disposition de la CPAM, soulignait son directeur général Vincent Verlhac, lors de l’inauguration du centre le 25 juin. Il a été équipé d’un plateau réparti en quatre îlots de 12 postes chacun, complété de locaux administratifs. La CPAM a effectué le recrutement de 41 infirmiers conseillers en santé, encadrés par quatre responsables d’équipes, un cadre infirmier responsable de centre et son adjoint, effectif que complète une assistante administrative, soit au total 48 emplois nets réalisés en 2013, qui devraient être suivis du recrutement de 7 nouveaux infirmiers conseillers en santé d’ici la fin 2014. Les infirmiers conseillers en santé ont été recrutés parmi des diplômés d’Etat pouvant justifier de 5 ans de service clinique. Ils ont reçu une formation spécifique, institutionnelle, médicale et aux techniques de l’entretien motivationnel qui constitue leur nouveau métier.

27 départements en gestion

Le centre stéphanois a en charge 93 834 adhérents de 27 départements situés dans l’ouest : Bretagne, Normandie et Vendée. Les adhérents sont sollicités individuellement à travers des entretiens téléphoniques de manière récurrente à une fréquence variant de 21 jours à 100 jours, avec l’objectif de les accompagner dans une meilleure prise en charge de leur maladie. « Notre objectif est qu’ils deviennent acteurs de leur maladie, observant les prescriptions de leur médecin, ne manquant pas les visites spécialisées qui leur sont demandées, et suivent une bonne hygiène de vie, tout ceci afin de prévenir les complications », expliquent les infirmiers conseillers, disponibles aux appels des adhérents et qui complètent l’information parl’envoi de documentation : 250 courriers expédiés par semaine. Le centre est opérationnel à une amplitude horaire large : du lundi au vendredi de 8 h 45 à 19 h 15 et le samedi de 8 h 45 à 13 h 15.

Daniel Brignon


Des résultats probants

Le service de santé est particulièrement bien reçu par les assurés, « satisfaits à plus de 85 % », selon les termes du directeur délégué aux opérations de la Cnam, Olivier de Cadeville, à l’inauguration du centre stéphanois et « par les médecins traitants dont les deux tiers reconnaissent que l’Assurance maladie est dans son rôle », souligne le directeur avant d’esquisser l’ébauche d’un bilan : « il est difficile de vérifier l’apport de ce programme Sophia, néanmoins nous avons pu constater que les frais de soins liés à l’hospitalisation sont moins élevés pour les populations qui adhèrent à Sophia que pour les populations témoins hors de Sophia. » Sophia qui répond à un objectif de prévention auprès de malades du diabète, devrait être étendu à court terme à d’autres maladies chroniques telle que l’asthme.



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