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Anne Goddet marche à l'énergie solaire

Rhône le 10 avril 2015 - S.B. - Services - article lu 854 fois

Anne Goddet marche  à l'énergie solaire
D.R. - La fondatrice de Mayoparasol

A l'origine de l'introduction du vêtement anti UV en France, la fondatrice de Mayoparasol a su imposer son style à la française sur un marché dominé par les grandes enseignes. Elle poursuit ses ambitions, toujours à l'avant-garde, avec une énergie débordante, qu'elle puise dans la musique, son autre passion.

Persuadée de répondre aux besoins des consommateurs hexagonaux, Anne Goddet imagine, dès 2011, deux modèles de vêtements anti UV pour bébés, qu’elle fait produire en Australie. Au culot, elle contacte les magasins Fnac Eveil et Jeux pour leur proposer son idée. « Je remporte ma première commande de 3 000 pièces presque par hasard », raconte-t-elle dans un grand éclat de rire. Elle devient ainsi la première en France, à introduire le vêtement comme protection solaire. Six mois plus tard, sur ses talons, Décathlon décline son offre. Qu’importe, la créatrice de Mayoparasol se démarque du distributeur français par un style travaillé, des modèles originaux, déclinés dans des tissus différents.
En réalité, elle n’invente rien. Elle ne fait que s’inspirer de son expérience personnelle. A cette époque, la famille revient d’un séjour de quatre ans à Singapour et d’une région plus sensibilisée aux effets du soleil sur la peau que les Européens. « Comme tous les expatriés, je mettais des vêtements de protection à mes enfants. Au parc, les autres mères de famille étaient intriguées. Je me suis rendue compte que cela n’existait pas encore en France ». Spécialiste du marketing, la diplômée de l’Inseec Paris, qui fut aussi l’une des créatrices du Club Total, ne fait aucune étude de marché initial. « J’avais l’intuition du besoin, cela me suffisait », souligne celle qui, à son retour, se retrouve à Lyon par le hasard des mutations. La fusion de Total avec Elf entraîne la délocalisation de son service – elle est alors responsable du centre de formation - en région parisienne. « Même si je reste attachée à Paris, j’ai choisi de démissionner ».
Cette décision scelle son destin avec la création d’entreprise. « J’avais l’idée, l’occasion et j’étais portée par l’énergie de Singapour : là-bas, tout est possible ». Comme de monter un jour sur scène devant 2 500 personnes et incarner une des chanteuses héroïnes de Starmania ou d’être la représentante sur place d’un distributeur de produits provençaux : « C’était la mode en France mais complètement inconnue en Asie. Je m’occupais des défilés, des consommatrices. Une vraie création de besoins comme seul le marketing est capable d’en susciter ». Autant d’éléments qui en font une expérience fondamentale pour la créatrice. « Depuis, je crois vraiment en moi ». Une fois la machine amorcée, elle enrichit sa gamme. Des quelques modèles pour bébé, elle est passée à toute une collection pour enfants et adultes, y compris des modèles spéciaux pour le jardinage. Elle fonctionne avec une petite équipe : 2 collaborateurs et 6 commerciaux indépendants.
Attachée à sentir le pouls du terrain, elle assure elle-même la commercialisation sur la Suisse et l’Est de la France. « Les besoins sont très différents en fonction des régions, cela me permet de temporiser ou d’encourager les tendances ». Quand elle n’est pas sur la route ou dans son atelier, c’est sur scène, avec un groupe de rock ou de jazz, que l’on peut croiser cette Nordiste, à la bonne humeur communicative. Car, si elle affirme avoir toujours habillé ses poupées pour les faire défiler, elle est aussi une musicienne accomplie, formée au Conservatoire. « J’adore chanter et faire de l’accompagnement au piano. J’ai la chance de pouvoir toujours le faire », conclut-elle. Deux voies qui, au final, se rejoignent en une seule voix, la sienne.



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