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Anne Caudard-Breille construit son projet entrepreneurial

Rhône le 06 novembre 2014 - La Rédaction - Immobilier et BTP

S’il est vrai qu’elle est tombée dans l’immobilier quand elle n’avait que dix ans - époque où son père Didier Caudard-Breille créait DCB International -, Anne Caudard-Breille n’a pourtant pas été formatée pour suivre le destin familial.

Plutôt libre de choisir, comme ses deux sœurs, longtemps attirée par le monde de la petite enfance, elle ne peut malheureusement pas assouvir complètement sa passion. « Moi et les études, glisse-t-elle dans un sourire, nous sommes plutôt fâchés ».
Elève du Cours Pascal, puis de l’EFAB-Sciences U, elle y suit un BTS en alternance… dans le secteur de l’immobilier. « Au final, poursuit-elle, choisir l’immobilier s’est imposé comme une évidence ». Enfin libérée des contraintes scolaires, « l’alternance est un système qui me convenait bien », la jeune fille s’épanouit dans un petit cabinet qui fait dans les bureaux, les commerces et les entrepôts.
Entrepreneuse dans l’âme, elle se lance à 21 ans dans sa première aventure de créatrice en s’associant pour développer et commercialiser une application pour Smartphone qui recense les annonces du marché de l’immobilier d’entreprise en utilisant la géolocalisation. Hélas, après plus d’un an de déplacements entre Lyon et Paris, d’essais de commercialisation à l’étranger, de ventes publicitaires limitées, le concept ne prend pas. « Nous étions au tout début des Smartphones. Les applications étaient peu connues. Peut-être étions-nous trop avant-gardiste », analyse-t-elle.
Retour définitif à Lyon. Après quelques hésitations sur un éventuel départ à l’étranger, « je m’étais rendue compte qu’il fallait aussi que je maitrise parfaitement l’anglais si je voulais réussir dans le développement international», elle finit par rejoindre le groupe familial. Là, elle gère le patrimoine de la famille, assure l’animation commerciale du groupe et s’attache à développer le centre d’affaires Empreintes, situé au coeur de l’immeuble éponyme, qui abrite depuis début janvier 2014 l’ensemble des activités du groupe.
Il s’agit de proposer à tous types d’entreprises une formule mensuelle de location de bureaux équipés et meublés, avec accès à une salle de réunion. Pour le moment, le centre affiche un taux de remplissage de 50 %, mais elle ambitionne de la remplir à quasi 100 % pour le début de l’année prochaine. « La situation de l’immeuble à Confluence, à l’entrée de la ville, près des grandes voies de circulation, est un atout certains pour les entreprises », indique-t-elle.
Mais plutôt indépendante et autonome, elle construit avant tout son propre projet entrepreneurial. Il y a plus d’un an, elle s’est lancée dans sa première opération de marchand de biens (un immeuble rue Duquesne à Lyon) avec sa structure la Financière de la Fleurie. Bien sûr, sans s’éloigner de son savoir-faire puisqu’il s’agissait de transformer cet immeuble d’habitation en immobilier tertiaire. « J’ai vraiment beaucoup de plaisir à mener à bien ce type d’opération », souligne-t-elle.
Bien que filiale de DCB, la présidente « conserve une totale autonomie pour mener à bien son entreprise ». Et se réjouit, jour après jour, d’avoir fait le choix de travailler en famille et de s’être définitivement installée dans sa ville natale. « Quand on a tout à Lyon, pourquoi partir ailleurs finalement », résume-t-elle.
Pleine d’énergie, cette amatrice de voyages et de moments de détente avec ses amis, façonne patiemment son projet. Foisonnante d’idées, l’audacieuse trace tranquillement sa propre route. Pas très loin des voies défrichées par ses parents, mais bien déterminée à laisser sa propre empreinte.

S.B.



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