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AMG La Talaudière repris par René Deguillaume

Loire le 25 avril 2015 - Denis Meynard - Industrie - article lu 3488 fois

AMG La Talaudière repris par René Deguillaume
Georges Rivoire - Un retour aux sources pour les salariés d'AMG, après 20 ans au sein d'un groupe.

Le nouveau dirigeant avec créé l'entreprise en 1974, avant de la vendre au groupe RBDH en 1995.

Le nouvel examen des offres de reprise de l’établissement de La Talaudière du groupe de mécanique RBDH a abouti à sa cession à René Deguillaume. Aujourd’hui âgé de 67 ans, il avait lui-même vendu en 1995 cette entreprise, qui s’appelait alors AMG (Atelier Mécanique Générale), au groupe lyonnais RBDH Expansion. Tout en conservant la propriété des 4 400 m2 via une SCI.

La semaine dernière, le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse n’avait plus qu’une offre de reprise, après avoir reporté en mars de plus d’un mois la date limite de dépôt des offres. Ce qui a eu pour effet de dissuader le petit groupe industriel Azimuth, qui n’avait pas le soutien des salariés, de faire une nouvelle offre. Ce dernier proposait jusqu’alors de reprendre 24 des 51 salariés de RBDH La Talaudière, et d’embaucher une vingt-cinquième personne, tout en transférant l’activité et l’important parc-machines au sein d’Isomecanic, l’entreprise de Sorbiers qu’il a acquise en novembre dernier à la barre du tribunal de commerce de Saint-Etienne.

René Deguillaume a repris 25 salariés et deux apprentis de ce fabricant de pièces mécaniques complexes, en petites et moyennes séries, pour différents secteurs industriels. Gérard Chevalier, jusqu’alors directeur de la PME ligérienne, figure parmi les salariés qui la quittent. « On va reprendre le nom et refaire le sigle AMG », explique René Deguillaume, le nouveau Pdg non salarié, retraité depuis trois ans, qui retrouve son bureau 20 ans après l’avoir laissé.

« On  va recruter une comptable, un acheteur et un directeur », déclare celui qui vise une forte progression des ventes sur le premier exercice, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 4 M€ pour la PME qui commercialise ses ensembles et sous-ensembles mécaniques à différents marchés industriels, dont le ferroviaire (Alstom), le nucléaire (Areva), et les fabricants d’équipements de voirie. A moyen terme, René Deguillaume souhaite proposer la moitié des bâtiments inoccupés d’AMG à des entreprises de sous-traitance intervenant dans des métiers tels que la tôlerie, chaudronnerie, peinture et soudure.

Denis Meynard

 

Von Roll aux commandes des Ateliers Mécaniques de Nuelles

RBDH vient de céder un autre de ses sites de production rhônalpins. Le groupe basé dans l’Ain, qui est en plan de sauvegarde depuis janvier 2010, a vendu les Ateliers Mécaniques de Nuelles (rebaptisés vR Production) situés près de l’Arbresle, à un de ses clients : Von Roll Infratec. Avec la reprise, le 30 mars, à la barre du Ttibunal de commerce de Bourg-en-Bresse, de cette société, en liquidation judiciaire, le groupe suisse réalise sa première implantation industrielle dans l’Hexagone.

Von Roll (détenu par des personnes physiques) compte sept sites de production en Suisse. Il a réalisé en 2014 quelque 200 M€ de chiffre d’affaires, avec 850 salariés. Repreneur de 46 des 49 salariés rhodaniens, il acquiert des compétences d’usineur et d’assembleur de pièces de fonderie de grandes dimensions (jusqu’à 2,50 mètres), notamment pour les constructeurs de véhicules agricoles. Un marché sur lequel il travaille surtout pour l’Américain Agco (marques Massey Ferguson, Fendt, Valtra, Challenger). Le reste des débouchés provient des secteurs de l’énergie, de la haute tension, des moteurs d’engins de TP, du ferroviaire, du poids-lourd et des biens d’équipement.

Thierry Boulanger, l'ex-directeur de l’usine de Saint-Germain Nuelles, qui préside aujourd’hui vR Production, note que l’actionnaire suisse « connaît bien sa filiale française puisqu’il en était devenu le troisième plus gros client en l’espace de quelques années ». Cela a d’ailleurs permis notre développement dans l’usinage et l’assemblage de pièces de fonderie de grandes dimensions. Avec cette intégration, l’usine mécanicienne des monts du Lyonnais espère bénéficier des débouchés commerciaux de son nouveau groupe qui réalise 80% de son chiffre d’affaires en Suisse, Allemagne et Autriche.

RBDH, dont le chiffre d’affaires a reculé en 20134 à 54 M€ avec 355 salariés, cherche désormais à céder deux autres de ses six dernières unités de production de Rhône-Alpes : RBDH Hydraulics à Saint-Martin-en-Haut, à la limite de la Loire et du Rhône et RBDH Décolletage, à Scionzier (Haute-Savoie).

D.M.

 



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