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Aménagement - La SEDL, mode d’emploi

Loire le 03 avril 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 308 fois

Aménagement - La SEDL, mode d’emploi
La SEDL (D.R.)

La SEDL, créée il y a bientôt 60 ans, est présente un peu partout où la collectivité mène des opérations d’aménagement du territoire : zones d’activités économiques, zones commerciales, programmes urbains...

Elle est née d’une nécessité d’un acteur unique sur une opération d’ensemble. Sous forme de société d’économie mixte associant des capitaux publics et privés, elle fonctionne comme n’importe quelle société privée mais sous le contrôle de ses actionnaires publics majoritaires. Elle est dans le domaine de la concurrence et à ce titre, assujettie aux appels d’offres lancés par les collectivités. Elle peut choisir de s’associer à d’autres structures privées ou d’économie mixte en créant avec elles des structures ad hoc pour mener les opérations.
Ce professionnel de l’aménagement de territoire dispose d’un large panel de compétences qu’il met au service du concédant avec ses 18 salariés aux expertises pointues et diversifiées. Il endosse alors le rôle de maître d’ouvrage portant l’opération dans sa globalité, de l’achat du terrain, aux études, au chiffrage des interventions jusqu’au suivi des travaux et à la commercialisation finale. Il fait appel à sa trésorerie ou à l’emprunt bancaire pour financer ces opérations. « Notre rôle est de défendre les intérêts de notre concédant, témoignent Jean-Claude Roux et Anne Zorninger, respectivement directeur général et référent aménagement à la SEDL. On fait du portage financier et technique. On s’engage sur un bilan sur lequel la collectivité a un droit de regard. Les procédures étant très longues, toutes les étapes sont scrupuleusement validées les unes après les autres. Un projet d’aménagement peut s’étaler sur une quinzaine d’années entre son identification et l’issue de sa commercialisation. A titre d’exemple, les études elles seules peuvent durer plus de 2 ans. Quand les travaux débutent, les 2/3 de la mission sont réalisés… ».
Pour palier aux aléas de cet engagement financier à long terme qui ne pourrait être porté par un privé seul, la SEDL peut aussi solliciter la collectivité pour négocier sa contribution. C’est ainsi que cette dernière peut décider de consentir un effort financier  pour contenir le prix de vente final de parcelles de terrain en dessous du prix de revient réel. Une manière de soutenir l’activité économique sur son territoire, misant sur un retour sur investissement décalé dans le temps.  

Aline Vincent



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