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Allergie aux acariens : un vaccin pour bientôt ?

le 30 mai 2015 - Destination Santé - Sciences, Santé, Environnement - article lu 228 fois

Allergie aux acariens : un vaccin pour bientôt ?
Destination Santé

Plus de la moitié des patients asthmatiques est allergique aux acariens. C'est d'ailleurs l'exposition à cet allergène qui provoque les crises. Pour mieux lutter contre cette maladie, notamment chez les enfants, une équipe franco-autrichienne a effectué de belles avancées vers un vaccin.

Pour soigner les allergiques aux acariens, le seul traitement actuellement disponible est la désensibilisation. Celle-ci consiste à exposer le patient à l’allergène pendant des années, pour que son système immunitaire constitue des cellules et des anticorps protecteurs. La plupart du temps l’administration se fait par voie sublinguale.

En association avec des chercheurs de l’université de Vienne en Autriche, des scientifiques de l’Inserm et de l’Inra ont développé des peptides dits hypoallergéniques, dérivés d’allergènes. En l’occurrence des acariens. Objectif, les utiliser comme vaccin pour immuniser les allergiques.

Afin de tester leur découverte, les auteurs de ce travail ont vacciné des souris avec ce peptide avant et durant la sensibilisation allergique aux acariens. Ils ont ensuite mesuré l’obstruction bronchique de ces rongeurs lors d’une exposition à l’allergène, mettant ainsi en évidence que la vaccination rendait la réactivité des bronches des souris asthmatiques normale.

Quelle différence avec la désensibilisation ?

« Au cours de la désensibilisation, on utilise l'acarien en entier », précise le Pr Antoine Magnan, co-auteur de ce travail. « Ici l'intérêt est d'utiliser une petite partie d'une protéine à laquelle le patient est allergique. C'est plus spécifique, on sait ce qu'on administre, et il n'y a en principe pas de risque de provoquer une allergie. » En somme, les effets secondaires dont souffrent parfois les patients en désensibilisation sont atténués voire éliminés. Autre avantage de cette stratégie thérapeutique : « elle est efficace en peu de temps et offre une protection prolongée ». Enfin, la vaccination avec ce peptide induit une activité anti-inflammatoire bénéfique.

« Le rôle protecteur de la vaccination, avec un peptide hypoallergénique, est une option thérapeutique très intéressante pour enrayer la progression de l’asthme en particulier chez les enfants à risque », estiment les auteurs. Des études supplémentaires sont toutefois nécessaires chez l’animal avant d’envisager les premiers essais thérapeutiques chez l’homme.

Les chasser ?

Sans toutefois pouvoir totalement éliminer les acariens, il est possible de réduire leur présence en suivant quelques conseils pratiques. Colmatez ou faites réparer toute fuite ou infiltration d’eau dans votre logement. Objectif : réduire les sources d’humidité inutile. Petit truc : évitez de faire sécher le linge à l’intérieur. Tous les jours, aérez chaque pièce de la maison pendant au moins 20 min. Privilégiez les revêtements de sol qui ne retiennent pas la poussière : parquet, linoleum ou carrelage en lieu et place des moquettes et autres tapis.

Lève-toi et marche !

Vous passez l’essentiel de vos journées assis face à un ordinateur ? Un conseil : toutes les heures, levez-vous et marchez ou faites quelques exercices, ne serait-ce que 2 min. Le Dr S. Beddhu et son équipe de la Utah School of Medicine à Salt Lake City ont travaillé à partir de la base de données de l’Enquête nationale sur la santé et la nutrition (NHANES). Leur échantillon a porté sur 3 243 participants suivis pendant 3 ans. Ces derniers étaient équipés d’accéléromètres afin de mesurer leur degré d’activité physique au quotidien.

Au final, les auteurs insistent sur l’importance de se lever régulièrement lorsque l’on travaille en position assise. Mais le simple fait de se mettre débout ne serait pas suffisant. Ils recommandent de marcher ou de pratiquer une autre activité physique d’intensité modérée durant 2 min chaque heure : marche, flexions, pompes, jardinage.

Les auteurs ont pris leur calculatrice et montrent qu’à la fin de la semaine, la période d’activité peut grimper jusqu’à 2 heures. « L’on diminue ainsi de 33 % le risque de décès prématuré », conclut l’auteur en ajoutant que « ce score est loin d’être négligeable ». Surtout si vous pratiquez une autre activité physique ou sportive par ailleurs.



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