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Aller-retour d'Eric Blanc de la Naulte à l'Opéra du Rhin

Loire le 16 septembre 2015 - Denis Meynard - Collectivités locales - article lu 686 fois

Aller-retour d'Eric Blanc de la Naulte à l'Opéra du Rhin
©Denis Meynard - Eric Blanc de la Naulte : « Plus tard je dirai ce que j'ai découvert à l'Opéra National du Rhin ».

Le nouveau directeur de l'Opéra de Saint-Etienne a brièvement réintégré la fonction de Daf de l'Opéra National du Rhin cet été, avant d'en démissionner.

En mai dernier, Eric Blanc de la Naulte avait obtenu de la Cour administrative d’appel de Nancy sa réintégration au poste de directeur administratif et financier de l’Opéra national du Rhin, d’où il avait été licencié à l’été 2013. L’établissement culturel basé à Strasbourg avait deux mois pour procéder à cette réintégration. Le directeur général de l’Opéra de Saint-Etienne (nommé fin janvier pour trois ans) a repris ses anciennes fonctions en Alsace le 26 juin, mais il a remis sa démission le 9 juillet et il est reparti.
Eric Blanc de la Naulte annonce avoir déposé plainte quelques semaines plus tard, fin août, pour « harcèlement moral » contre son ex-employeur auprès du procureur de la République de Strasbourg.
« Pendant sa réintégration il avait retrouvé son bureau, son téléphone, sa voiture de fonction, mais pas la totalité des éléments liés à son emploi de DAF. Nous attendions de sa part les certificats indiquant qu’il était libéré de ses engagements précédents car dans la fonction publique on ne peut pas exercer deux emplois en même temps. Nous avions aussi écrit à la ville de Saint-Etienne dans ce sens, mais deux mois plus tard notre courrier est toujours sans réponse », explique Michel Samuel-Weis, adjoint à la Culture de Mulhouse et président de l’ONR.
Interrogé sur ses relations avec son ancienne maison, le nouveau directeur de l’Opéra de Saint-Etienne indique simplement qu’il « ne (lui) a pas été possible de retravailler normalement avec cette institution culturelle, qui a un sens très particulier de la justice. J’ai reçu le vendredi 19 juin un courrier me demandant de reprendre le poste de Daf à Strasbourg le vendredi suivant, ce qui me laissait quatre jours pour tout préparer sur le plan professionnel et personnel. Une fois sur place je n’ai eu accès à aucune donnée me permettant d’exercer ma fonction (…) cela a été fait pour me pousser dans mes derniers retranchements », ajoute-t-il.
Outre la procédure pénale qu’il vient d’engager, deux autres sont pendantes devant les juridictions administratives : une demande d’indemnisation découlant de l’annulation de son licenciement à l’été 2013 et un recours de l’ONR devant le Conseil d’Etat, pour tenter de faire annuler la décision rendue en mai dernier par la cour d’appel de Nancy en faveur de son ex-Daf.

Denis Meynard

 



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