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Alix Rochat : « le rugby fait partie de ma culture »

Loire le 27 février 2014 - Aline Vincent - Agglomération stéphanoise - article lu 1669 fois

Alix Rochat : « le rugby fait partie de ma culture »
(D.R.)

Alix Rochat a entamé son cursus supérieur par hypokhâgne, avant d’opter pour une carrière juridique et de s’orienter vers la faculté de droits de Montpellier.

Elle est la fille d’un oenologue devenu directeur commercial dans le domaine du vin et d’une mère chirurgien-dentiste. Après un DESS droit des affaires et le DJCE (diplôme de juriste et de conseil d’entreprise) elle a exercé sa profession d’avocate à Paris. Une ville où le mode de vie ne lui convenait pas. « Une ville où c’est la nourrice qui choisit les parents et non l’inverse en dit long ! »
D’origine montpelliéraine, bien qu’ayant ses racines familiales en Auvergne, à Clermont-Ferrand, elle décidait de quitter la capitale. Après un retour à Montpellier, le choix de l’installation s’est porté sur le département de la Loire pour des raisons familiales il y a maintenant 10 ans. Elle a d’abord ouvert un cabinet indépendant à Saint-Etienne. « C’est en prenant conscience de la "frontière" qui existe entre Saint-Etienne et Roanne que j’ai décidé d’ouvrir un cabinet annexe à Roanne il y a 7 ans. Je me suis rendue compte que jamais un Stéphanois ne viendrait chercher un avocat à Roanne et inversement.»
Elle a choisi ce métier pour la dimension de conseil liée au monde de l’entreprise, la relation de confiance qui s’établit avec le client. « Nos clients se confient à nous. Ils viennent rechercher notre avis. Ce contact s’inscrit d’ailleurs la plupart du temps dans la durée, comme pour l’expert-comptable. C’est ce qui fait la différence avec le rôle de l’avocat pénaliste qui n’intervient que sur une affaire précise, par essence limitée dans le temps. Après avoir vécu à Vendrange, sur l’axe reliant les deux principales villes du département, Alix Rochat décidait il y a 5 ans d’habiter Roanne pour que son fils, alors à l’aube de l’adolescence, y gagne en indépendance. Il n’y a d’ailleurs pas que la frontière psychologique entre le nord et le sud du département qui l’ont surprise. Elle s’est notamment étonnée de l’image négative que les Roannais entretiennent sur leur propre ville. « Je n’ai pas ressenti cette impression à Saint-Etienne ou à Lyon. Les Roannais se sous estiment, pensent qu’il ne se passe rien dans leur ville. Je comprends qu’en en parlant de cette manière, ils ne vont pas donner aux autres l’envie de s’y installer. C’est dommage. Avec mon œil extérieur, j’ai toujours apprécié la qualité de vie ici. On est proche de tout. Les environs sont magnifiques… ».
Pour s’impliquer davantage dans la vie roannaise, Alix Rochat a commencé par choisir la voie du sport. Adepte elle-même d’athlétisme, qu’elle ne peut plus pratiquer, c’est par le rugby qu’elle participe à la vie sportive et associative, notamment l’ASR XV. « J’ai baigné dedans toute mon enfance. Mon grand-père était joueur et dirigeant de l’ASM (Association sportive montferrandaise). Mon père a également été joueur. Il est l’un des initiateurs du club de rugby de Lunel, près de Montpellier, qu’il a aussi dirigé. Mon frère a joué au rugby et aujourd’hui, c’est au tour de mon fils. Si j’avais été un garçon, ça aurait été mon cas. J’aurais d’ailleurs aimé, mais à cette époque, on ne voyait pas encore de filles dans le rugby ! Je suis bénévole au sein de l’association à laquelle appartient mon fils. Le rugby fait partie de ma culture. J’apprécie cette atmosphère conviviale. Ces structures ont besoin de mains. Je peux notamment être utile au plan administratif… »

Aline Vincent


Candidate sans étiquette sur la liste de Laure Déroche

Alix Rochat a eu ses premiers contacts avec l’équipe en place de Laure Déroche par le biais de l’ASR rugby à XV et l’adjointe aux sports, Pascale Vial-Duteil. « C’est en la croisant là régulièrement que les liens se sont noués et que l’idée de m’engager pour la ville est arrivée. Je n’ai pas pris cette décision pour des raisons politiques. Il s’agit plutôt d’un engagement citoyen, l’envie de participer à la vie de ma ville. Je trouve que Laure Déroche affiche un bon bilan financier et qu’elle a la capacité de poursuivre sa mission. Je pourrai être utile, entre autre, pour les compétences touchant à la vie des entreprises. »



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