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Alexandra Charroin est nommée à la tête de la Librairie de Paris

Loire le 19 octobre 2015 - Denis Meynard - Commerces - article lu 746 fois

Alexandra Charroin est nommée à la tête de la Librairie de Paris
Denis Meynard - « Une opportunité comme celle là est très rare »

La nouvelle directrice de la Librairie de Paris à Saint-Etienne qui va changer de mains est une partisane de la librairie indépendante.

Lors de l’annonce, cet été, du désir de vendre l’entreprise familiale, Denis Vernet indiquait qu’il ferait tout son possible « pour que mon successeur soit un libraire, jeune, à même de faire évoluer dans l’univers des nouvelles technologies cette entreprise qui vend de la culture ». Si la transmission de la propriété prendra encore quelques mois, une étape a été franchie début octobre avec l’arrivée d’une directrice à la tête de la Librairie de Paris. Alexandra Charroin, qui vient de vivre sa première Fête du livre de Saint-Etienne sous cette nouvelle fonction, n’est pas une inconnue pour la plupart de ses collègues. Cette jeune femme de 35 ans, originaire de la région de Fontainebleau et mariée à un Stéphanois, était en effet déjà présente à leur côté, comme assistante, lors d’une précédente édition, voici une quinzaine d’années.

Titulaire d’une licence de philosophie et diplômée de l’Institut d’études politiques de Lyon, Alexandra Charroin est devenue libraire en 2003. Elle était alors responsable du rayon Jeunesse à la Fnac de Saint-Etienne. Une activité ensuite exercée pendant près de deux années à la Librairie de Paris. Après un passage à la Librairie Préface, de Firminy, puis de nouveau à Saint-Etienne, chez Croquelinottes, elle a eu une brève expérience de documentaliste dans un lycée de l’Ondaine, puis au sein d’un collège stéphanois.

Le printemps 2008 a constitué un tournant dans la carrière de la jeune libraire, avec son recrutement pour développer un espace consacré au livre au sein d’une papeterie de Montbrison, qu’elle a contribué à faire rebaptiser la Librairie du Forez. Pendant cette période de plus de sept années, qui s’est achevée fin septembre, la superficie de l’espace en question a été multipliée par quatre, passant de 30 à 120 m2.

La lauréate du concours 2001 des journaux d’universités et grandes écoles de la Fondation Alexandre et Marguerite Varenne, pour la conception, réalisation, édition du journal L’Écornifleur, de l’IEP de Lyon, est fière du nouveau challenge qui s’offre à elle. D’autant plus que la librairie indépendante de 26 salariés qu’elle dirige désormais est classée 31e plus importante de France par Livre Hebdo pour son chiffre d’affaires. « Une opportunité comme celle là est très rare, car souvent les dirigeants des grandes librairies indépendantes sont des hommes, à l’intérieur d’un métier qui est pourtant extrêmement féminin », constate celle se décrit comme une « libraire généraliste ». Lisant chaque année plus d’une centaine de romans et d’essais, « comme la plupart de ceux qui travaillent avec moi ».

Pour exercer cette profession de « passeur de textes entre l’auteur et le lecteur », dans un contexte de bouleversement du support papier par le développement du numérique, Alexandra Charroin estime qu’il faut « quelqu’un qui sache écouter l’équipe et les Stéphanois ». Et d’annoncer : « Ici c’est une librairie, mais on conservera la presse et la papeterie ». La jeune femme reconnaît volontiers avoir « beaucoup appris » au cours des deux premières années d’exercice de son métier de libraire à la Fnac. Elle ajoute toutefois que « c’est juste pas le modèle qui me convient » et précise que la librairie stéphanoise qu’elle dirige désormais est « ancrée dans un territoire où elle véhicule des valeurs dans lesquels je me reconnais ».

Denis Meynard



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