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Albert Bruzzese : « la générosité : le meilleur investissement »

Rhône le 27 octobre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1535 fois

Albert Bruzzese : « la générosité : le meilleur investissement »
(D.R.)

« On ne voit jamais assez la misère de l’enfant, a écrit Victor Hugo dans Les Misérables », rappelle Albert Bruzzese lorsqu’il laisse parler son cœur sur ce sujet qui entoure sa vie.

Car lui aussi est un grand humaniste dévoué à la cause des enfants, « ceux dont on se gausse souvent sans savoir ce qu’ils ressentent ». Regrettant l’époque où ils étaient élevés par la famille au sens large, le clan, le village, il ne cessera jamais de défendre leur innocence. Parce qu’il se sent redevable et que derrière un tempérament qu’il qualifie « d’incorrigible pessimiste », il fonde de grands espoirs pour le monde de l’enfance. Un univers qu’il connaît bien, en tant que père de famille et professeur d’histoire-géographie au collège de la Xavière à Chaponnay.
Guidé par un parcours atypique, Albert Bruzzese était sans doute destiné à transmettre sa confiance en l’avenir aux jeunes depuis longtemps. Lorsqu’il décide de passer son bac à 33 ans alors qu’il occupe le poste de chauffeur aux TCL, c’est uniquement pour le regard de ses enfants. Puis, bachelier, contre toute attente, il poursuit son parcours en fac d’histoire et pousse ce plaisir jusqu’à la maîtrise. Il vit ses études comme un avènement mais sans véritable projet au bout du chemin. « Alors que j’ai toujours eu horreur de l’école, ma femme me suggère de faire des remplacements en collège. »
Il se lance alors dans la grande aventure de l’Education nationale et enseigne l’histoire, la géographie et l’éducation civique. « Depuis, je n’ai jamais eu l’impression de travailler, avoue-t-il. Transmettre, apprendre, travailler sur de l’humain avec des personnalités qui s’élaborent, c’est un bonheur. J’espère communiquer à mes élèves qu’être adulte c’est génial. Posséder des valeurs et les véhiculer apportent des satisfactions. » Et cette récompense est d’autant plus grande pour Albert Bruzzese qu’il mène un combat de longue haleine pour ses trois enfants, atteints de dyslexie, dyspraxie et dysphasie, handicaps qu’il cumule à lui seul et qui l’ont poussé à s’engager au sein d’une association.
Cette aide à la détresse et ces valeurs humaines ont conduit tout naturellement ce professeur d’histoire vers l’Unicef. Il intègre la structure en 2010. L’organisation, l’approvisionnement et la comptabilité de la vente d’objets ou la mise en place d’événements particuliers durant deux mois sont des occasions de faire résonner la force de l’Unicef. En juin dernier, Albert Bruzzese devient vice-président du comité du Rhône et s’occupe de la communication. Il est chargé d’assurer la diffusion des actions de l’Unicef par le biais des réseaux sociaux et des outils numériques. Passionné de culture et de littérature, il souhaite mettre au profit de l’Unicef ses centres d’intérêt. « J’aimerais développer les partenariats culturels. Pourquoi pas avec le Festival Lumière en créant un prix Unicef avec des projections de films autour de l’enfance ? Car l’Unicef, c’est avant tout une question de sensibilité et de valeurs que l’on retrouve dans l’expression artistique. »
En attendant, les 300 bénévoles du comité du Rhône (premier comité Unicef de France par le nombre d’adhérents) n’ont d’autre but que de collecter des fonds par la vente d’articles pour permettre à l’Unicef d’assurer à chaque enfant le droit d’exister, d’avoir sa propre individualité et d’être préservé où qu’il se trouve. « La générosité a toujours été le meilleur investissement », confie Albert Bruzzese qui lance un appel à de futurs bénévoles pour que les actions menées depuis cinquante ans perdurent et évoluent sans cesse.

A. G.-P.



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