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Agroalimentaire - La fourme sur la bonne pente

Loire le 15 mai 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 764 fois

Agroalimentaire - La fourme sur la bonne pente
Après 18 mois difficiles, la fourme de Montbrison retrouve le sourire. Un nouvel opérateur a été certifié Appellation d'origine protégé, et le tonnage produit a augmenté de 10 % en 2013.

La fourme de Montbrison revient de loin.

Alors qu'en janvier 2012, Forez Fourme, l'un des plus gros transformateurs, était placé en liquidation judiciaire - inquiétant 70 producteurs et les 19 salariés de l'entreprise - ce printemps le ciel s'éclaircit pour le fromage AOP. Un nouveau transformateur a obtenu l'appellation en février. C'est le sixième à décrocher le précieux sésame. « On n'a jamais été aussi nombreux ! », glisse Paul Duchampt, président du syndicat de la fourme de Montbrison.
Bertrand Griot, qui travaille avec son frère Stéphane, agriculteur, est certifié bio depuis deux ans. L'exploitation, elle, a le label « Agriculture biologique » depuis 2000 et compte 25 vaches laitières. Elle fournit Bertrand, mais aussi Catherine Griot, sa cousine, autre transformatrice de fourme bio. « Je produit 4 000 kg de fourme par an, indique Bertrand Griot. J'aimerais en faire plus, idéalement, 6 000 à 7 000 kg. Le contexte économique est difficile, mais la préoccupation du « bien manger » est favorable aux produits bios. Si on a des fromages de bonne qualité, il y a de la place sur le marché. » Les fourmes de Bertrand Griot sont vendues sur le marché de Montbrison, mais aussi dans les collèges du département, qu'il fournit également en légumes. Le collège Mario-Meunier achète ainsi presque 500 kg de fourme issus de la ferme des frères Griot.

498 t produites en 2013

Il n'y a pas que la certification AOP de Bertrand Griot comme bonne nouvelle pour la fourme de Montbrison. La quantité a augmentée en 2013 de 10 %, pour atteindre 498 t produites. Les fourmes sont principalement issues de groupes laitiers qui ont les moyens de vendre peu cher. Ainsi, Lactalis produit 320 t de fourme par an.
Mais, selon Paul Duchampt, si de nouveaux opérateurs doivent rejoindre l'appellation, ils seront plus artisanaux. « On peut attendre des petits producteurs fermiers, explique-t-il. Les grandes laiteries sont là pour l'AOP, avec la fin des quotas laitiers, elles ne gagnent pas forcément de l'argent sur la fourme. Ils le disent clairement, d'ailleurs : ils restent sur le territoire pour l'appellation. »
Le président du syndicat se veut toutefois conciliant : « Nous avons besoin de tout le monde : les gros producteurs, qui aident à transformer un fort tonnage. Et les petits font tirer les gros sur la qualité ».

Louis Thubert



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