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Agroalimentaire - L’abattoir de Charlieu passe à la vitesse supérieure

Loire le 13 mars 2014 - Aline Vincent - Actualités - article lu 1574 fois

Agroalimentaire - L’abattoir de Charlieu passe à la vitesse supérieure
3,8 MEUR investis dans l'abattoir de Charlieu (D.R.)

L’abattoir de Charlieu vient de doubler sa surface et de se doter de nouveaux équipements lui permettant d’élargir son offre de services pour le compte de sa clientèle de bouchers traditionnels.

3,8 M€ viennent d’être injectés, dont 2,6 M€ dans des bâtiments supplémentaires et 1,2 M€ dans l’amélioration des process. Cette stratégie d’expansion intervient dans un contexte où les autres abattoirs du département se sont tous spécialisés. Sous forme de SAEM (société d’abattage d’économie mixte) dont les actionnaires sont des bouchers, des chevillards et des agriculteurs, il traite 35 % de bœufs, 35 % de porcs, 20 % de veaux et 10 % d’agneaux. Sa capacité actuelle de 2 500 tonnes pourra ainsi passer à 3 500 t si la demande est là, tandis qu’à l’abattage des animaux, s’ajoutera la découpe. 11 salariés sont affectés à la production.
Les clients sont répartis sur tout le département de la Loire, une partie de la Saône et Loire, de l’Allier et du Rhône. « Notre territoire s’est agrandi en 15 ans, passant de 80 à 150 km à la ronde, témoigne Jean-Yves Tixier, le responsable. Le chiffre d’affaires 2013 d’1,2 M€ devrait suivre la même courbe. Parmi les nouveautés qu’apporte l’investissement, figure un atelier de découpe, nouveau service apporté aux bouchers (jusqu’ici, la viande leur était livrée en carcasse), la modernisation de la chaine d’abattage des agneaux, la réfection de celle des porcs et l’augmentation de la capacité des chambres froides. L’abattoir s’est aussi adapté aux nouvelles normes de prise en compte de l’animal avant abattage. Elles se traduisent en densité du nombre d’animaux au m2 ou encore l’obligation de mise en place d’une contention individuelle avant leur anesthésie…  Au plan environnemental, 170 000 € (hors enveloppe) ont été investis en interne dans le traitement des effluents. La SAEM a également contribué à hauteur de 6 % à l’investissement de la Ville de Charlieu dans la station d’épuration et contribue également pour 6 % à ses frais de fonctionnement. La Communauté de communes du Pays de Charlieu s’est largement engagée aux côtés de l’abattoir. Le tout sera opérationnel à compter du 15 avril.

Aline Vincent



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