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Eurexia : le miracle ne s'est pas produit

Loire le 31 octobre 2014 - Denis Meynard - Agroalimentaire - article lu 1232 fois

Eurexia : le miracle ne s'est pas produit
Présente en Pologne, Eurexia avait envisagé une implantation en Chine à la fin des années 2000 (© Denis Meynard)

En dépit des démarches accomplies par l'administrateur judiciaire afin que des repreneurs s'intéressent à l'entreprise saint-chamonaise Eurexia, en redressement judiciaire depuis début septembre, aucune offre n'a été déposée à la date-limite du 15 octobre.


Une réalité brutale qui a douché les derniers espoirs des salariés observateurs de la rapide descente aux enfers de leur entreprise, depuis l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, en juin. Dans ces conditions, le tribunal de commerce de Saint-Etienne n’avait pas d’autre solution, mercredi, que de prononcer la liquidation de l’entreprise de tranchage, conditionnement et négoce de charcuterie sèche.
Ces deux derniers mois ont été éprouvants au sein de la PME de la zone industrielle du Coin. A telle enseigne que la directrice générale elle-même, Caroline Liucci, s’est mise en arrêt maladie. Laissant son père, Gérard Vial, 71 ans, seul aux commandes. « Des tensions sont apparues entre les salariés. La majorité d’entre eux a été dégoûtée par tous les mensonges qu’on leur a racontés. Ils ont décidé vendredi dernier de ne plus faire tourner la chaine de production et attendent une issue rapide », déclarait mercredi Stéphanie Monnin, déléguée CGT et représentante des salariés à la procédure collective.
Sur le plan économique, l’assemblée générale des actionnaires de l’entreprise tenue fin septembre faisait apparaître une situation dégradée : cela s’est traduit par une perte nette de 1,8 M€ en 2013, sur une chiffre d’affaires d’environ 25 M€, avec 45 salariés, plus des intérimaires. Créateur et dirigeant de la société, en 1992, Gérard Vial avait tenté de s’affranchir des produits à marque distributeur, à faible marge, destinés à la grande distribution. Mais sa marque propre « Les saveurs d’origine », destinée au rayon frais emballé de la grande distribution, n’aura pas eu le temps de s’imposer.

Denis Meynard



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