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Agriculture - Safer : « Les effets ne seront pas vus avant 5 à 10 ans »

Loire le 19 juin 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 315 fois

Agriculture - Safer : « Les effets ne seront pas vus avant 5 à 10 ans »
Dans la Loire, entre 700 et 800 ha agricoles sont perdus chaque année, La Safer intervient pour limiter cela (© XA)

Quel bilan 2013 pour la Safer ? Les résultats sont positifs malgré la mauvaise conjoncture en général, et immobilière en particulier.

Quel bilan 2013 pour la Safer ?

Les résultats sont positifs malgré la mauvaise conjoncture en général, et immobilière en particulier. Le marché est de plus en plus difficile à appréhender, il va vers un tassement : il y a de moins en moins d'acquéreur.

Que représente la protection des espaces agricoles ?

C'est un leitmotiv qu'on entend beaucoup depuis plusieurs années. Dans la Loire, entre 700 et 800 ha agricoles sont perdus chaque année, alors la Safer intervient pour limiter cela. Cela prend parfois la forme d'une préemption sur un bien, pour ensuite le remettre à l'agriculture. Nous travaillons aussi avec le conservatoire des espaces naturels.

Et avec les collectivités ?

Oui : elles nous consultent pour le zonage, qui vont se répercuter sur le Plu et le Scot. C'est un travail de longue haleine, nous mettons en place des mesures dont les effets ne seront pas vus avant 5 à 10 ans, le temps que « ça rentre dans les têtes ». Il s'agit de protéger durablement des surfaces, mais des communes, qui avant avaient entre 40 et 50 ha de terrain constructible, passent après le Scot et le nouveau Plu de 40-50 ha à 5 ha constructibles.

Quels pressions subissent ces terres agricoles ?

Il s'agit surtout de l'artificialisation des sols, par le béton et le goudron. Une fois que c'est fait, impossible de revenir en arrière. Les loisirs aussi, comme les gens qui utilisent un champ pour faire paître un cheval, jardiner ou faire un élevage de chien par exemple. Cela retire de l'espace productif agricole mais ce n'est pas irréversible, et ce n'est pas une nuisance tant que cela reste en périphérie d'un espace urbain.

Comment vont évoluer les choses ?

Jusqu'à maintenant, le prix faisait diminuer l'espace agricole consommé. Les opérateurs immobiliers conservaient le même prix pour les lots, mais ceux-ci perdaient en taille. Aujourd'hui, il y a une démarche volontariste de diminution de la surface artificialisable. Cela passe par des documents d'urbanisme plus sévères et rigoureux. C'est un mouvement qui s'est amorcé il y a 2 ans, comme je vous l'ai dit il faudra attendre avant d'en sentir vraiment les effets.

Louis Thubert



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