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Agriculture - Laurent Pinatel face à une enquête menée depuis la Somme

Loire le 27 avril 2014 - Denis Meynard - Actualités - article lu 59 fois

Agriculture - Laurent Pinatel face à une enquête menée depuis la Somme
Laurent Pinatel a été placé en garde à vue samedi dernier (© wikipedia)

Le porte-parole national de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, agriculteur à Saint-Genest-Lerpt, a été placé en garde-à-vue pendant 4 heures samedi, à Saint-Etienne, dans les locaux du groupement de gendarmerie de la Loire.

Il a été entendu par des gendarmes de la brigade de recherche d’Abbeville (Somme) dans le cadre d’une enquête en flagrance pour « dégradations et vols en réunion » en septembre dernier.
Laurent Pinatel, qui a répondu à la convocation, après avoir refusé d’effectuer le déplacement à Abbeville pour cette audition, s’est rendu en tracteur jusqu’aux locaux stéphanois de la gendarmerie. Trois autres engins agricoles et une vache faisaient partie du cortège d’accompagnateurs, composé d’une soixantaine d’agriculteurs et de syndicalistes. Une partie de la rue Claude-Odde, qui conduit au stade Geoffroy-Guichard, était bloquée par des véhicules de police et des tracteurs.
Cette audition, dans le cadre d’un dossier suivi par le parquet d’Amiens, intervient à la suite de deux actions coup de poing à Drucat (Somme), en septembre et janvier dernier, d'opposants à la ferme usine des 1 000 vaches en cours de construction par l’homme d’affaires nordiste du BTP Michel Ramery. Au cours de l’audition menée dans le cadre d’une enquête pour dégradations et vols en réunion, « j’ai rappelé que notre ligne de conduite est de ne pas répondre individuellement d’une action collective », a-t-il indiqué à sa sortie. Il a ajouté que le projet de ferme usine mené par la magnat des BTP du Nord correspond à « un modèle agricole dont ne veut pas la Confédération paysanne ».
Evoquant « l’exploitation de mon empreinte ADN à mon insu », dans le cadre de l’enquête qui arrive à son terme, le porte-parole a estimé que « les moyens surréalistes déployés sont dignes d’un Etat policier qui veut stigmatiser notre syndicat en cassant son leader. L’Etat socialiste a fait le choix la disparition des paysans et soutient un industriel qui revendique sa proximité avec le président François Hollande. » Et d’ajouter : « Michel Ramery, qui prévoit de vendre son lait à 270 € les 1 000 l, nettement en dessous du prix actuel, a annoncé vouloir effectuer sa première traite le 1er juillet. La Confédération paysanne réaffirme qu’il ne le fera pas et s’en donnera les moyens », a conclu son porte-parole.

Denis Meynard



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