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Agriculture : Du méthane à partir des bouses

Loire le 08 novembre 2014 - Louis Thubert - Actualités - article lu 1121 fois

Agriculture : Du méthane à partir des bouses
La cuve de méthanisation, où les déjections émettent du gaz qui servira à produire de l'électricité (© Louis Thubert)

La construction circulaire est nichée au creux de la route qui descend vers le village.

A côté d'elle, l'immense cuve accueillant les rejets qui seront utilisés pour fertiliser les prés. Autour se dressent les différents bâtiments de la ferme du Pré Vert et, dans les champs en surplomb paissent les vaches qui produisent le « carburant » essentiel au projet : leurs bouses.
Car l'unité de méthanisation, coiffée de son dôme vert, transforme les déjections bovines en gaz. La chaleur résultant de ce processus est utilisée pour chauffer le lycée agricole de Verrières-en-Forez, et un moteur devrait permettre de s'en servir pour produire de l'électricité, dès qu'EDF aura relié l'unité au réseau, « vers le 15 décembre », selon Nicolas Robert, l'un des fils de la famille Robert et associé au Gaec du Pré Vert.
Agriculteurs, éleveurs de vaches laitières, cette famille a commencé sa réflexion autour de la construction d’une unité de méthanisation en 2008-2009. « On avait un inconvénient : on est une ferme en périphérie de bourg, explique Nicolas Robert. En termes de nuisances sonores, olfactives, c’est embêtant. Mais on est aussi à proximité des consommateurs : que faire à partir de cela ? »
INT : « Pas de biogaz sans vaches »
La réponse leur est apparue comme une valorisation des déchets organiques transformés en électricité. « Nous pouvons aussi chauffer le lycée qui est à côté : le réseau de chaleur est fonctionnel. Au delà d’un kilomètre de distance, par contre, un réseau n’aurait pas été efficace », ajoute Nicolas Robert.
D'abord seuls, puis avec l'aide d'un bureau d'études, le projet se précise. La Région apporte des subventions : « Pour nous, chauffer le lycée, c'est un peu leur rendre la pareille », glisse Nicolas Robert. Une réunion publique est organisée, mais aucun voisin n'émet de réserve, les travaux débutent alors début 2014. Pour se terminer cet octobre.
Coût total ? 1,4 M€. Les Roberts espèrent un retour sur investissement en 7 à 10 ans, mais ne peuvent pas donner de chiffre plus précis, l'installation n'ayant pas encore été utilisé sur une année. Mais pour eux, c'est complémentaire de leur travail d'éleveur : « pas de biogaz sans vaches souligne Nicolas Robert. Demain, si le lait va mal, on aura la méthanisation pour rattraper, » espère-t-il.

Louis Thubert

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