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AGORAé : une épicerie solidaire pour étudiants

Loire le 17 avril 2014 - Mathieu Ozanam - Agglomération stéphanoise - article lu 999 fois

AGORAé : une épicerie solidaire pour étudiants
Le lancement d'AGORAé était le dernier événement public de Maurice Vincent en tant que maire (D.R.)

« Je tenais vraiment à être là aujourd’hui. » Ce qui aurait pu être la première participation à un événement public de Maurice Vincent après les élections municipales fut son dernier acte de maire puisque 4 heures plus tard il devait laisser sa place à Gaël Perdriau lors du conseil municipal d’installation ce vendredi 4 avril.

Les prises de parole lors de l’inauguration de la nouvelle épicerie solidaire étudiante à l’université Jean-Monet débutèrent donc par un hommage de chacun. Les deux députés socialistes de Saint-Etienne, Régis Juanico et Jean-Louis Gagnaire, comme le président de l’UJM Khaled Bouabdallah.
L’essentiel fut pourtant bien le lancement officiel de cette épicerie solidaire par la Fasee (fédération des associations de Saint-Etienne étudiantes) et la Fage (fédération des associations générales étudiantes) dans des locaux situés à l’entrée du site Tréfilerie. « Le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, Benoît Hamon, a placé son premier discours sous le signe de la lutte contre les discriminations sociales », a rappelé Régis Juanico qui a lui-même travaillé sur un rapport sur la mobilité sociale des jeunes et la précarité que vivent les 16-25 ans. « 20 % des étudiants sont sous le seuil de pauvreté. »
Au-delà de l’aide alimentaire apportée aux étudiants en difficulté, avec le soutien de la Banque alimentaire, le projet baptisé AGORAé veut être « un espace d’échanges et de solidarité », expliquait Charlène Reyne, sa jeune vice-présidente. L’épicerie solidaire de Saint-Etienne est la 8e antenne d’un réseau  national. L’idée est de faciliter le lien avec des étudiants en difficulté qui n’oseraient pas s’adresser aux assistantes sociales ou dont les critères sociaux ne correspondent pas aux publics habituellement visés par les dispositifs sociaux, en particulier pour les jeunes isolés. « L’épicerie solidaire doit être vue comme une solution intermédiaire pour les étudiants qui leur donne la possibilité d’équilibrer leurs menus pour un coût plus réduit qu’un repas au Resto U. » Avant de lancer ce projet, la Fasee a réalisé une étude reposant sur un millier de questionnaires. Un étudiant répondant sur deux était boursier et 40 % estimaient avoir des problèmes financiers. Parmi les personnes interrogées, 81 % estimaient avoir besoin d’une épicerie solidaire au quotidien.

Mathieu Ozanam



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