Burton s’attaque au film de genre, le film de vampires. Mais hélas, il est souvent plus proche des Visiteurs (Jean-Marie Poiré) que du Bal des vampires (Polanski), et ce malgré ses références marquées (clin d’œil à John Boorman et à son film Délivrance). Johnny Depp (inoubliable dans Charlie et la chocolaterie), grand « burtonnien » devant l’éternel, est évidemment excellent, mais il rejoue le même rôle : l’être génial, mais seul, rejeté de tous, plongé dans un malheur intérieur inextinguible (l’obsession de Tim Burton). C’est pour cela aussi que Tim Burton n’est pas n’importe qui, mais pour le coup il ne s’est pas trop fatigué (sauf pour réunir un budget, comme toujours faramineux). Le cinéaste, fait partie de ceux qui allie œuvre personnelle et réussite financière, personne ne l’en blâme. Si la mise en scène est brillante et originale, le scénario est franchement faiblard, et la grande Michelle Pfeiffer sous-employée. L’idée de la conserverie de poisson (qui remplace la chocolaterie) est assez cocasse et les références aux années soixante-dix sont légion mais parfois un peu faciles (n’empêche que le héros du rock seventies Alice Cooper a une prestation remarquée dans le film). On est loin la comédie réussie de Rocky horror picture show (film musical de Jim Sharman, 1975), ou du mélodrame de Nosferatu fantôme de la nuit (Werner Herzog, Klaus Kinski, Isabelle Adjani). Dark shadows hésite entre le pastiche et le film de genre, sur fond d’histoire d’amour. La métaphore sexuelle et affective de l’amour vampire et maudit est bien présente et bien servie par le casting, mais le tout reste bien mièvre. Reste qu’avec Burton, le spectateur a toujours quelque chose à se mettre sous l’œil, ne seraient que des trouvailles : Angélique en poupée de porcelaine, le combat de la poupée Barbie et de l’amour romantique, des plans inspirés de tableau à la Gaspard Friedrich. Burton est un grand artiste inspiré…habituellement, un peu moins cette fois-ci !
Eric Séveyrat
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xphn14_dark-shadows-bande-annonce-trailer-vf-hd_shortfilms[/dailymotion]
Après plus de 10 albums studios, un live, un dvd… avec Les Wampas, Didier s’octroie une incartade en solo avec un premier album en son nom propre : Taisez moi. Les Wampas, ont été un des groupes précurseurs du mouvement alternatif punk-rock en France aux côtés des Béruriers Noirs ou encore de Parabellum. Les textes de Didier étaient alors humoristiques, faussement juvéniles – un affectif enfantin porté par un regard d’adulte - et souvent « trash », sa voix était parfois volontairement à la limite de la justesse et leurs prestations scéniques déjanté faisaient leurs réputations… Le rock’n’roll des sixties était leur âme, mais les Wampas se faisaient un plaisir d’apporter également une touche de romantisme tout en conservant une démarche alternative empreinte de liberté loin d’un certain « star system ». L’esprit de la fête était toujours de la partie ! Aujourd’hui, Didier Wampas investit un univers plus calme, mais en définitive le fond est toujours là ! Didier a peut-être rangé pour le moment les guitares distordues au profit d’un côté plus acoustique, le punk-rock pour un côté plus pop-rock, mais l’esprit des sixties, toutes californiennes, plane encore ici en ajoutant une mesure de chanson française en guise de clin d’oeil, comme aurait pu le faire un Renaud, à l’image du titre La Folle de Marvejols. Il faut dire que l’album a été enregistré entre Bruxelles et Los Angeles avec Nick Johns – bassiste -, Ryan Ross – guitariste, ex Panic at the Disco – et Kevin Harp – batteur et réalisateur. Les textes retracent de petites histoires et sont imprégnés d’auto-dérision, une auto-dérision que Didier a toujours maniée avec une certaine délectation. Alors, Didier Wampas s’est-il assagi ? Apparemment, non ! Et, c’est tant mieux. Ne vous attendez pas à des compromis, Didier conserve une humanité et demeure un artiste alternatif qui propose aujourd’hui quelque chose de différent musicalement mais qui reste sans contestation du Didier Wampas. On ne peut que saluer la démarche !
O.T.
Didier Wampas + Elzed
Les Abattoirs - 18 Route de l’Isle d’Abeau, BOURGOIN-JALLIEU (38) ; Tél. : 04 74 19 14 20, www.lesabattoirs.fr, www.elzed.fr, http://didier.wampas.com.
Ven. 4 mai à 20 h 30, 15 €/18 €.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Wb0wcAX3l9w[/youtube]
Avec déjà plus d’un million de spectateurs, voilà quatre ans que la tournée RFM Party 80 sillonne les routes de France pour vous faire remonter le temps lors d’une soirée de fête consacrée aux artistes français qui ont marqué les années 80. Pour vous immerger dans cette instant de nostalgie euphorique, tout a été prévu : des lumières, des écrans géants, des danseurs… et évidemment ceux qui ont été à la tête du Top 50 ! Ainsi, vous aurez le droit à Emile et Images, né en 1999 de la fusion de Emile Wandelmer – ex chanteur du groupe Gold - et du groupe Images, et à son tube de 1986 "Les Démons de Minuit", ou encore de "Maitresse". Wanda Ribeiro de Vasconcelos, plus connu sous le nom de Lio, sera également de la partie avec les titres "Banana Split", "Les brune comptent pas pour des prunes"… Jean-Luc Lahaye, qui rencontre un premier succès en 1979 avec "Maîtresse, maîtresse", puis en 1982 avec "Femme que j’aime", fera aussi son tour sur les planches. Mais cela ne s’arrête pas là ! Le meilleur reste à venir… Sabrina et de son sulfureux titre "Boys" qui lui a permis de se classer à la tête des classements européens en 1989, ou encore de la chanteuse anglaise Samantha Fox qui à débuté sa carrière avec "Touch me", un tube qui ne la quittera plus. Et bien, elles seront là toutes les deux ! Vous vous rappelez aussi du morceau "T’as le look Coco" sortie en 1984 et interprété par Laroche Valmont, de "Nuit de folie "qui a permis au duo Début de soirée de connaitre en énorme succès en 1988, de "Besoin de rien, envie de toi" qui a offert ses heures de gloire à Peter et Sloanne… Et, pour clôturer cet aperçu, le programme inclus également Jean-Pierre Mader et deux de ses tubes qui ont immanquablement marqué d’une pierre blanche ces festives années 80 françaises : "Macumba" et "Disparue".
Vous pouvez revêtir vos habits de lumière et venir vous déhancher au Zénith de Saint-Etienne en laissant derrière vous le XXIe siècle pour le plaisir de vous replonger près de trente ans en arrière aux sons des chansons stars qui ont fait transpirer toute une génération : bienvenue dans la tournée RFM Party 80 !
O.T.
Zénith
Rue Scheurer-Kestner, SAINT-ETIENNE (42) ; www.zenith-saint-etienne.fr, www.eldorado.fr.
Ven. 4 mai à 20 h 15, 35 €/55 €.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=eiuHdUkuRi0[/youtube]
Auteur, compositeur et interprète née à Villeurbanne, Mickaël Miro voue un véritable amour à la musique. Il commence à chanter entre 6 et 8 ans pour des amis et dès lors la musique ne le quittera plus. Puis il va intégrer la fac de droit qui sera un symbole du lâché prise. Influencé par des artistes français comme Jean-Jacques Goldman, Michel Berger, Julie Clerc, Francis Cabrel… il va composer ses premières chansons. Il considère cette période comme « l’âge d’or » puisqu’il avait tendance à tomber amoureux « 4 à 5 fois par jour ». Certains de ses titres finiront d’ailleurs dans son album Juste comme ça à l’image de Jolie Libellule. Quatre ans après, il va passer 12 années à Paris et avoir notamment l’opportunité de travailler dans une maison de disque à l’occasion d’un stage. La question se pose alors de faire de la musique ou non ! Il se met à la guitare, compose un morceau qui deviendra un de ses tube, L’horloge tourne (Dam Dam Deo), et produit une maquette. Mickaël Miro fini par signer chez Mercury. S’en suit l’élaboration de son album qui intègre notamment un duo avec Natasha Saint-Pier, Juste comme ça. Pour la petite histoire, un de ses amis va donner la maquette à Natasha Saint-Pier, alors que Mickaël n’était pas au courant, et, surprise, cette dernière le rappellera trois jours après. Le duo s’enclenche… Une autre réussite vient aux oreilles de Mickaël dernièrement, Goldman lui annonce qu’il veut reprendre son titre L’horloge tourne pour le spectacle des Enfoirés… Mickaël « vit un rêve éveillé » ! Et ce n’est pas fini, il a débuté une grande tournée en 2012 qui passe par le transbordeur. Mickaël Miro c’est un succès qui se passe aussi sur scène : « je met tout mon coeur dans ces concerts » ! Le Transbordeur est une scène assez rock et ça tombe bien parce que Mickaël a une énergie rock pour interpréter des titres pop-rock mais aussi des chansons, des slows… « Monsieur Dam Dam Deo vous attends le temps d’un concert où on va faire connaissance… » avec quelques surprises en perspective !
O.T.
Mickaël Miro + Sorel
Transbordeur
3 boulevard Stalingrad, 69100 Villeurbanne ;Â www.transbordeur.fr, www.eldorado.fr, www.mickaelmiro.com.
Mar. 24 avril à 20 h, 28 €.
Le City’s Youth Reggae Festival est née en 2010 de la volonté de l’association Monstre Gentil Label. « Nous pensions qu’il était la pièce manquante au vivier culturel stéphanois ! Il nous paressait hallucinant qu’entend que « capital française du reggae » Saint-Etienne n’est pas son propre festival Reggae, d’où la naissance du City’s Youth Reggae Festival. » Après une première édition en avril 2011, la seconde passe la vitesse supérieure avec notamment une soirée de clôture intégrant des noms significatifs de la scène reggae : Jah Mason, Twin Power et Kal-Fazas.
Jah Mason est un chanteur jamaïcain qui débute sa carrière lorsque Junior Reid va le produire sur son label JR Production. Puis, il va croiser la route de Capleton, lui faire écouter quelques morceaux et ainsi rejoindre l’écurie de David House. Sa carrière est lancée ! Il sort son premier album, « Keep Your Joy », en 2002. Dès lors, plus rien n’arrêtera se prolifique artiste qui sortira presque un album par an. Sa force vient de sa voix rauque et de la formidable énergie qui se dégage de ses prestations scénique.
Le duo Twin Power sera également au rendezvous, en compagnie de musiciens issus du collectif Clermontois Flower Coast : The Syflow Town. Twin Power est formé des jumeaux Alexi et Angelo Richardson, nées aux Antilles, qui prennent les pseudonymes de Mysterious et G adic. Auteurs, compositeurs, interprètes, beatmakers et ingénieurs du son, ils vont rencontrer les musiciens de Syflow Town en 2010. Cette rencontre va aboutir sur un premier album qui doit sortir cette année. Twin Power backed Syflow Town allie la dimension particulière apportée par les voix des deux frères aux lignes instrumentales des musiciens de Syflow Town, amoureux de tous les grooves, influencées par le reggae, le dancehall, le hip hop et la soul.
Enfin, Kal-Fazas a grandi dans les pas de la danse et aux sons de la musique. Né au Burkina Faso, il viendra vous présenter ses compositions afro reggae avec des textes en dioula, en moré et en français.
Avec cette soirée vous allez voir des artistes qui représentent l’essor de la scène reggae-dancehall actuelle !
O.T.
Le Fil, 20 boulevard Thiers
42000 Saint-Etienne Tél. : 04 77 34 46 40, www.le-fil.com, www.citysyouth.fr, www.myspace.com/jahmasononline, www.myspace.com/twinpowerfire.
Sam. 21 avril à 20 h 30, 12€/18€.
Nicolas Chalvin – direction musicale – a choisi de commémorer le 300e anniversaire de la naissance du philosophe avec Gluck et son chef d’oeuvre Orphée, dans la version de Berlioz en français. Mais quel est le rapport entre Gluck et Rousseau ? Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ils se sont tous deux impliqué dans la réforme de l’opéra français. A cette époque, Jean-Jacques Rousseau était partisan de l’ouverture de l’opéra français à d’autres influences, notamment italiennes. Parallèlement, Gluck commence à adapter des opéras-comiques français en remplaçant progressivement les vaudevilles par des mélodies de son cru, et en écrivant des ouvertures. C’est ainsi qu’il amorce un véritable mouvement de réforme de l’opéra français en faveur d’une plus grande vérité dramatique. Un peu plus tard Rousseau soutiendra cette nouvelle forme d’opéra proposée par Gluck. L’opéra de Gluck reprend l’intrigue du mythe d’Orphée et sa descente aux Enfers, mais, pour des besoins dramatiques, il ajoute l’épisode de l’Amour qui réunit les époux et va donner une issue heureuse. Cet opéra deviendra le modèle de « l’opéra des sentiments » et réconciliera le philosophe de la nature avec l’art et qui lui attirera l’admiration de Berlioz. Au milieu du XIXe siècle, alors que l’ouvrage de Gluck est un peu oublié, le directeur du Théâtre Lyrique – Paris - désire reprendre la partition et persuade la cantatrice Pauline Viardot d’incarner le rôle d’Orphée en travesti. En vue des représentations, c’est Berlioz qui se charge des remaniements nécessaires. Ce grand admirateur de Gluck se fait, au XIXe siècle, l’apôtre du compositeur d’Orphée, dont la popularité est sur déclin. Berlioz découpe alors la partition en séquences dramatiques qu’il répartit en quatre actes, remodèle quelques récitatifs, et supprime le plus possible les vestiges baroques qui subsistent. Orphée sera chanté par une voix de femme ! C’est cette version qui a donc été choisie pour célébrer l’année Rousseau, avec la mezzo soprano Cécile Van de Sant dans le rôle d’Orphée.
O.T.
MC2 : Maison de la Culture – Auditorium,
4 rue Paul Claudel, 38000 Grenoble
Tél. : 04 76 00 79 00, www.mc2grenoble.fr, www.orchestrepayssavoie.com.
Mar. 24 avril à 20 h 30, 9 €/36 €.
Le fils du juif israélien et le fils du musulman palestinien sont mis face à face par le destin, contraints de se fréquenter à la suite de circonstances incroyables. Au Moyen-Orient, les scénarios les plus improbables peuvent se produire, le problème du film n’est pas dans sa vraisemblance. Il est plutôt dans l’alignement de clichés : le père juif est évidemment colonel dans l’armée israélienne, le père palestinien est un ingénieur privé d’emploi par l’oppression israélienne, et les deux garçons sont capables de tout dépasser, ils sont de plus, beaux, intelligents, instruits chacun dans leur genre.
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Le film est vu du petit bout de la lorgnette avec un filtre à la française : « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main… » Ces deux gars-là sont francophones, une chance, le musulman est même étudiant en médecine à Paris. On se retrouve donc dans une sorte de « modus vivendi » sur un terrain qui ressemble à quelque chose de « laïc »... Lorraine Lévy fait un rêve, il n’est pas interdit de rêver avec elle. Elle rêve qu’il est possible de raconter une histoire de réconciliation par-delà les attentats terroristes, par-delà un mur de neuf mètres de hauteur ! Les mères dans ce « Fils de l’autre » sont aussi admirables que les fils- Emmanuelle Devos comme Aaren Omari apportent beaucoup au film. D’une façon parallèle mais trop symétrique le couple des pères (Pascal Elbé, Khalifa Natour) donne, dans la scène du café, une idée de l’incommunicabilité entre les deux peuples, les deux religions. Lorraine Lévy semble vouloir tendre un miroir à chacune des parties en présence, ce qui est louable mais insuffisant non seulement pour instruire le débat (est-ce le rôle du cinéma ?) mais pour faire un bon film, et c’est plus ennuyeux !
Eric Séveyrat
Le fils de l’autre de Lorraine Lévy, avec Emmanuelle Devos, Pascal Elbé, Jules Sitruk…
Quatre années séparent la composition de Madama Butterfly, « tragédie japonaise en trois actes », de celle de Tosca créée en 1900. Puccini en trouva le sujet dans une pièce inspirée du roman de Pierre Loti : Madame Chrysanthème.
Au lendemain de ses « noces japonaises », Pinkerton repart en Amérique et abandonne sa jeune épouse ainsi que l’enfant qu’elle attend. Croyant envers et contre tout au retour promis, Butterfly lui reste obstinément fidèle, sombrant progressivement dans l’isolement. Le retour de l’officier après trois ans d’absence, au bras de son épouse américaine, mettra un point final à cette attente. Accablée, Butterfly leur abandonne l’enfant et se donne la mort.
Après une création houleuse à La Scala de Milan en février 1904 et quelques aménagements concédés par le maestro, Madama Butterfly triomphe définitivement. Un siècle après, cette intrigue poignante servie par la pudique mais brillante partition de Puccini continue de bouleverser.
Au grand théâtre Massenet de l’Opéra théâtre de Saint-Etienne, mercredi 25 avril à 20 h, vendredi 27 avril à 20 h, dimanche 29 avril à 15 h. Tarif : de 10 € à 52 €. Durée 2 h 45 entracte compris. En italien, surtitré en français. A noter le dimanche 29 avril à 15 h, la représentation proposée en audiodescription auprès du public déficient visuel réalisée par Accès culture avec le soutien de la Fondation Étienne et Maria Raze. Réservations pour cette séance particulière auprès de Fanny Loingeville, tél : 04 77 47 83 60.
« La langue m’échappe depuis toujours. Je n’arrive pas à la saisir. Je confonds tout : Freud et Fred, le danseur de claquettes, ou aujourd’hui Tintin et Desmond Tutu, Madame Bovary et Monsieur Bovidé. Ou Tirésias et Mamelle, j’en passe et des plus belges », confesse Jean-Pierre Verheggen pour donner le ton de son discours.
Le comédien Jacques Bonnaffé, s’empare pour les « livrer à la scène » de plusieurs textes de ce poète belge Jean-Pierre Verheggen, surnommé quelquefois le Rabelais du nord. Des extraits d’oeuvres aux titres aussi truculents qu’elles-mêmes (Artaud Rimbur, Entre Saint-Antoine et San Antonio, Portrait de l’artiste en Castafiore catastrophique, etc.), composent ce spectacle.
L’Oral et Hardi est le « discours de campagne d’un éventuel non candidat probable, parcours entamé au gré des festivals d’été, prolongé en soirées concerts jusqu’à devenir allocution poétique ». En une parodie des plus sérieuses, qui tient à la fois de l’art du clown, du slam et du pastiche politique, Jacques Bonnaffé fait jongler les phrases dans un enchevêtrement fou de calembours et de lapsus toujours révélateurs.
Avec une énergie débordante, assortie d’un art délicat de la nuance, il se livre à un combat de boxe verbal, jubilatoire. Dans sa bouche, les mots de Verheggen, au mépris de la poésie bien pensante et des académismes de tout poil, nous invitent à prendre d’assaut notre langue et à la chérir immodérément.
Au théâtre Jean-Dasté de la Comédie de Saint-Etienne, mercredi 25, jeudi 26 et vendredi 27 avril à 20 h. Réservation au 04 77 25 14 14.
Dans la lignée des cafés-théâtres historiques de la capitale ligérienne comme le théâtre de Poche, il propose des soirées repas et spectacle, selon la chronologie suivante : à partir de 19 h 30, accueil du public ; de 20 h à 21 h, service de l’entrée et du plat principal ; à 21 h, spectacle ; à 22 h 30, service du fromage ou dessert. Le tout pour un tarif de 30 € par personne.
Au programme cette semaine, le one man show de Karim Duval dans : D’un commun accord. Du professeur de solfège adepte du silence aux Jeux olympiques de Gibraltar, en passant par un restaurateur chinois fan de Tintin et Milou, cet humoriste invite à au voyage dans un univers musico-comique peuplé de personnages singuliers.
Vendredi 13 et Samedi 14 avril au Barnum Palace, 4 rue de la Richelandière, à Saint-Etienne. Réservations au 04 77 38 41 86.