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Afrat : Vivre et travailler en milieu rural

Isère le 10 septembre 2015 - Eric SéVEYRAT - Société - article lu 196 fois

Afrat : Vivre et travailler en milieu rural
Photo Afrat - Lors de l'opération Sentier d'Abraham, en Palestine

L'Afrat célèbre ses cinquante ans (Association pour la Formation des Ruraux aux Activités du Tourisme). Créée en 1965 par le sénateur de l'Isère Jean Faure, c'est un outil de développement et de formation aux métiers du tourisme tourné vers les territoires ruraux et la moyenne montagne. Détails.


Son siège où se déroulent de nombreuses formations se trouvent sur le plateau du Vercors à Autrans, elle est dirigée par un passionné depuis plus de 5 ans, Olivier Saint-Aman : « La mission principale de l’AFRAT est depuis l’origine, de permettre aux ruraux de vivre et de travailler sur place. Elle a été pensée pour lutter contre l’exode rural des années soixante, explique le directeur, le tourisme vert était alors à ses premiers pas.

On créait les premiers gîtes ruraux… » Cinquante ans plus tard, l’Afrat a grossi, et le développement du tourisme rural (comme le tourisme général) a prouvé que ses fondateurs étaient dans la bonne voie. L’Afrat réalise aujourd’hui 1,6M€ de chiffres d’affaires, dont 900 000 € sur la formation développement et 600 000 € d’hébergement sur le site d’Autrans : « Le rôle de l’Afrat est de travailler dans le triptyque formation-Emploi-territoire, avec les acteurs et les élus locaux en direction des publics fragiles. » L’association emploie une vingtaine de salariés, 34 intervenants habituels. Elle a formé environ 35 000 stagiaires en  50 ans.

Ce sont environ 12000 nuitées assurées et 25000 repas servis par an. Concrètement l’Afrat va être à même de dispenser par exemple, une formation au diplôme de moniteur de ski pour un éleveur, ou encore une formation de gardien de refuge, d’hôtellerie-restauration : « Une région de moyenne montagne comme le plateau du Vercors emploie 45 % d’emplois saisonniers, ajoute M.Saint-Aman, ce qui génère mécaniquement beaucoup de précarité. » L’Afrat est en lien direct avec les régions, principaux financeurs de formation, à travers certains programmes, comme Idefix-Formation, qui aide à la création de projet professionnel, et bien sûr les collectivités territoriales concernées sur chacune des formations et actions de développement. Par exemple, une formation de gardien de refuge est donnée alternativement dans les Pyrénées et dans les Alpes, avec des cours à Toulouse. Mais les activités de l’Afrat dépassent les frontières nationales, puisqu’elle œuvre jusqu’en Palestine et en Arménie (lire encadré).
 

Eric Séveyrat
 

Sur le chemin d’Abraham

Dans le domaine de l’action internationale, l’Afrat mène un projet touristique en Palestine, dans les territoires fragilisés, avec la société civile et les associations, et pour favoriser la cohésion sociale. Il s’agit de mettre en place un chemin de randonnée, le Sentier d’Abraham, entre  Jérocho, Bethléem et Hebron. L’opération aujourd’hui quasiment terminée, s’est déroulée sur 3 ans depuis 2013, avec un financement Etat français à 50% sur un coût global de 1,1M€, et une collaboration de 17 collectivités, dont Grand Lyon, Rhône-Alpes etc.
Ce vendredi 11 à Autrans, l’Afrat attend de nombreux invités politiques régionaux autour du Sénateur Jean Faure, fondateur : dont Jean-Jack Queyranne, Philippe Meirieu, et un ministre, André Vallini, pour débattre de la thématique de la formation et de l’attractivité territoriale, samedi ce sera le grand public qui sera reçu librement dans les locaux de l’Afrat, lors d’une journée festive (visites guidées, randonnées, spectacles...programme complet www.afrat.com).



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