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Actis : 2014, une année de transition

Isère le 03 juin 2015 - Laurent Marchandiau - Région grenobloise - article lu 693 fois

Actis : 2014, une année de transition
Laurent Marchandiau - L'équipe dirigeante d'Actis : Eric Piolle (président ), Christine Garnier et Stéphane Duport-Rosand (directeur général.)

Avec 43 M€ injecté en 2014 dans l'économie locale, Actis représente le premier bailleur social de la métropole grenobloise. Gérant un parc de plus de 12 000 logements à travers ses 300 collaborateurs, l'organisme HLM a dévoilé le 28 mai son plan stratégique pour les cinq prochaines années.

Premier bailleur social de la métropole grenobloise, Actis n’avait pas eu à sa tête, depuis sa création en 1920, un maire. C’est chose faite depuis l’élection à la mairie de Grenoble d’Eric Piolle. Gérant un parc de plus de 12 000 logements répartis principalement sur les différentes communes de la région grenobloise, l’organisme HLM a présenté ses résultats pour 2014, le 28 mai dernier. « Nous avons livré, l’an dernier, 140 logements familiaux tandis que 550 sont en cours de réhabilitation (soit environ 5 % de notre parc) dont 300 bénéficient du plan de réhabilitation BBC/Rénovation permettant d’aller plus loin que les préconisations du Grenelle de l’Environnement. En tout, 1069 habitations ont été attribuées », souligne Stéphane Duport-Rosand, directeur général d’Actis.

Un budget maîtrisé

Au niveau financier, Actis a enregistré un résultat de 3,5 M€ pour 2014 et dispose d’une capacité d’autofinancement de 3,4 M€. Les recettes provenant des loyers s’établissent à 54,8 M€ en hausse de 1,3 % par rapport à l’exercice précédent lié notamment à la livraison de 140 logements dans le courant 2014. À noter que sur les cinq dernières années, le rythme de production moyen s’établit à 170 logements livrés, soit 30 logements de plus que l’an passé, une baisse induite, entre autres, par le contexte électoral et le passage à la métropole grenobloise ce qui a impliqué le report de certaines opérations sur 2015. « En tout, nous avons injecté 42,9 M€ dans l’économie locale dont 23,8 M€ investis dans des opérations de construction neuve et d’acquisition, les programmes de réhabilitation et de maintenance représentant réciproquement 8,3 M€ et 8,6 M€ », précise Stéphane Duport-Rosand.

Taux de vacances faibles et hausse des impayés

Alors que la plupart des bailleurs sociaux affichent un taux de vacance locative relativement élevé, celui d’Actis demeure « excellent », inférieur à 2 %. Sur la métropole, 2 000 logements sociaux sont vacants dont 10 % chez Actis majoritairement de moins de trois mois. Le nombre de demandeurs de logements s’élève à 14 000 dont 8 000 nouveaux demandeurs en attente, les 6 000 restants étant des demandes de mutation dans d’autres logements du patrimoine immobilier du bailleur social.

A contrario, les impayés tendent à augmenter « même si nous observons une dégradation moins forte qu’au niveau national », indique Stéphane Duport-Rosand. Des facteurs liés au contexte économique en particulier. Des procédures particulières ont été mises en place depuis quelques années afin de régler ce problème, privilégiant l’accompagnement des habitants afin de les aider au mieux à résorber leur dette. « En cas de situation particulièrement litigieuse, nous procédons en dernier recours à des expulsions, soit une vingtaine par an en moyenne soit 3 ou 4 expulsions par an réelles dans la majorité des cas, les locataires ayant déjà quitté leur logement », confie Stéphane Duport-Rosand.

Alors que les loyers restent attractifs  (500 € en moyenne, dont un tiers de charges) l’une des inquiétudes d’Actis réside dans le projet de diminution des APL (Aide personnalisée au logement) par l’État. « C’est un signal d’alerte majeur. Les APL sont une dépense utile. Un tiers de ces aides distribué en France va aux locataires des bailleurs sociaux », conclut Stéphane Duport-Rosand.

Laurent Marchandiau

 

Actis : une vision stratégique sur cinq ans

Le premier bailleur social de la métropole grenobloise ne cache pas ses ambitions. Son plan stratégique pour 2015-2020 dévoilé le 28 mai dernier en est la preuve vivante ! Alors qu’en 2014, Actis n’a livré que 140 logements neufs, il compte livrer dès cette année 190 nouvelles habitations. « Notre plan stratégique prévoit 175 livraisons par an sur la période 2015-2019 dont 67 % sur Grenoble et 33 % sur la métropole. Des opérations consacrant en moyenne 147 000 € par logement financé à 69 % par des prêts, 19 % par les subventions et à 12 % par nos fonds propres », indique Stéphane Duport-Rosand.

La réhabilitation n’est pas en reste et demeure une priorité pour Actis. Ainsi l’organisme HLM compte investir 51 M€ sur les cinq prochaines années dans ce domaine, soit 269 logements en moyenne réhabilités par an dont 183 réhabilitations thermiques. Des démolitions sur l’agglomération grenobloise sont envisagées comme celle du bâtiment « l’Abbaye » (242 logements) et du « Mistral » (100 logements) qui interviendront d’ici 2017. Le bailleur social prévoit la vente de 45 logements par an en moyenne favorisant l’accession sociale et le parcours résidentiel des locataires souhaitant devenir propriétaires.

« Ses ventes se feront sur des secteurs qui ne sont plus stratégiques pour Actis comme dans le Nord-Isère. Un logement vendu représente trois logements neufs construits », explique Stéphane Duport-Rosand. Dans l’immédiat, Actis doit faire face à un autre enjeu, celui de son transfert à la métropole qui devrait intervenir avant le 31 décembre 2016.



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