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Accueil des réfugiés : thème fort du conseil municipal de Saint-Etienne

Loire le 16 septembre 2015 - Marine Graille - Agglomération stéphanoise - article lu 486 fois

Accueil des réfugiés : thème fort du conseil municipal de Saint-Etienne
Fotolia - Le maire a été interrogé sur les modalités pratiques et concrètes d'accueil de ces familles de réfugiés

Ce premier conseil municipal ne comportait pas de sujets majeurs dans son ordre du jour. Néanmoins, il a été marqué par un long échange concernant le prochain accueil des réfugiés syriens. Une décision du maire, approuvée par une grande partie du conseil, excepté le groupe d'opposition Saint-Etienne Bleu Marine.

Un conseil municipal de rentrée plutôt apaisé. Du moins jusqu’aux questions diverses de fin de séance. Pendant un peu plus de 2 heures, les délibérations se sont enchaînées, ponctuées de temps à autres par des échanges entre les groupes d’opposition et l’équipe municipale. Les différentes parties avaient visiblement gardé leur énergie pour débattre plus longuement lors des questions diverses.

Et c’est André Friedenberg, du groupe Saint-Etienne l’avenir ensemble, qui a pris la parole pour apporter son soutien à Gaël Perdriau sur la question de l’accueil des réfugiés syriens. « Nous vous rejoignons dans cette démarche au-delà des clivages partisans. » Pour autant, l’élu d’opposition souhaitait profiter de l’occasion pour interpeller l’édile stéphanois concernant les associations de solidarité qui œuvrent pour les demandeurs d’asile et dont la subvention municipale a été supprimée il y a quelques mois. « Il faut leur donner les moyens d’agir aux côtés de la puissance publique.» Ce à quoi G. Perdriau réitéra sa position sur cette question : « Ces associations s’adressent aux 90 % de déboutés. Je ne vais pas permettre à ces associations de venir en aide à des personnes dont la République estime qu’elles devraient retourner dans leur pays. »

« Hors de question de voir ressurgie des bidonvilles »

Dans son intervention initiale, A. Friedenberg a souhaité interroger le maire sur les modalités pratiques et concrètes d’accueil de ces familles qui ont été décidées suite à la récente réunion qui s’est tenue avec le préfet, l’Agence régionale de santé, l’inspection académique, les bailleurs sociaux, le groupe casino et des élus municipaux. « L’objectif est de savoir comment nous pouvons structurer cette offre (…) Il est hors de question pour moi de voir surgir, comme il y a quelques années, des bidonvilles », prévient l’élu.  G. Perdriau est revenu à de nombreuses reprises sur la réunion à laquelle il a assisté à Paris en présence du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur. « Si la générosité s’impose, elle doit s’accompagner de fermeté vis-à-vis des lois. (…) J’ai demandé à B. Cazeneuve de prendre les mesures nécessaires pour reconduire dans leur pays les 90 % de demandeurs d’asile déboutés. » G. Perdriau souhaiterait par ailleurs s’impliquer davantage dans la problématique de fond à savoir la situation de guerre que connaît la population syrienne. « J’ai demandé au Premier ministre d’être à l’initiative d’une réunion, au sein du conseil de surveillance, avec les forces alliées pour organiser une intervention militaire pour venir en aide aux populations sur le sol syrien ».

A l’issue de l’intervention du maire, Marie-Hélène Thomas (l’Avenir ensemble) insista à nouveau sur les subventions supprimées de certaines associations, ajoutant que celles-ci « ne travaillent pas uniquement en direction des déboutés, c’est faux ». Une mise au point qui malgré tout n’a pas fait changer d’avis Gaël Perdriau sur cette question.

S. Horvath, du groupe Saint-Etienne Bleu Marine, a quant à lui voulu insister sur l’opposition de son groupe quant à l’accueil de réfugiés. « La France a déjà trop donné en matière d’immigration ». Et d’avertir sur « des dangers immédiats liés au terrorisme ». Une brève intervention à laquelle le maire stéphanois a répondu en rappelant les différentes vagues d’immigrations que la France a connu dans le passé avec les Italiens, les Espagnols, les Arméniens ou encore les Bosniaques plus récemment. « Saint-Etienne s’est construite avec ces vagues d‘immigration ».

Marine Graille



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