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Abstention : les listes électorales ont-elles amplifié le phénomène à Saint-Etienne ?

Loire le 30 octobre 2014 - Mathieu Ozanam - Politique - article lu 1010 fois

Abstention : les listes électorales ont-elles amplifié le phénomène à Saint-Etienne ?
Près de 100 000 Stéphanois inscrits sur les listes (© Mathieu Ozanam)

Les élections municipales ont longtemps été un scrutin qui enregistrait les meilleurs taux de participation avec l'élection présidentielle en raison de la proximité de l'électeur avec l'élu le plus à même d'avoir une influence directe sur sa vie quotidienne.

Mais d’élection en élection le taux d’abstention aux municipales ne cesse de progresser. En mars dernier il était de 49,28 % au 1er tour (45,58 % en 2008) et 44,73 % au 2nd tour (41,78 % en 2008). Dans le même temps les équipes de campagne de Gaël Perdriau (UMP) et Maurice Vincent (PS) faisaient le constat d’un nombre important de retours de courriers de propagande adressés nominativement à partir des fichiers des listes électorales. De l’ordre de 8 000 retours pour l’un comme pour l’autre. Dès lors une partie de l’abstention constatée ne pourrait-elle pas s’expliquer non par le choix d’un Stéphanois ou d’une Stéphanoise de ne pas participer au scrutin mais plutôt du fait qu’il ou elle ne réside plus dans la commune ?
« Les listes électorales sont révisées tous les ans par une commission administrative, à raison d’une par canton, explique Gilles Artigues, 1er adjoint de Saint-Etienne. Elle se compose d’un représentant du maire, d’un délégué de l’administration et d’un délégué choisi par le tribunal de grande instance. » A charge pour elle, à partir des dossiers préparés par les services municipaux, de valider les nouvelles inscriptions en vérifiant que les critères sont bien respectés (nationalité, majorité, pas d’interdiction de vote, résidence sur la commune ou paiement d’une taxe ou un impôt sur la commune depuis 5 ans minimum). Pour les radiations les choses sont moins simples.
La situation se complique pour les désinscriptions car bien souvent les électeurs n’informent pas le service de l’état civil qu’ils ont quitté la commune. « Quand les cartes d’électeurs envoyées reviennent, c’est un premier indice. Alors les services adressent un courrier à ces personnes à leur nouvelle adresse en les invitant à fournir des explications. » Sur la base des informations recueillies, ou de l’absence de réponse la commission - la prochaine se réunira début novembre - prononce une radiation et adresse à son tour un courrier. L’électeur a quelques semaines pour déposer un recours le cas échéant. Mais la méthode reste assez empirique.
Depuis le 1er janvier 2014 près de 1 500 courriers de demandes d’observations ont été envoyés, 596 radiations prononcées et 560 changements d’adresses enregistrés. Rien ne permet aujourd’hui d’expliquer l’ampleur des retours de la propagande des candidats. A noter cependant que les fichiers des listes électorales ayant été apurés début mars, les retours des professions de foi officielles des candidats ont été moins nombreux qu’au moment de l’envoi en février.

Mathieu Ozanam

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L'élection municipale de Saint-Etienne définitivement validée (31 octobre 2014)



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