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Abattoir : les performances de l'Esat de Crémeaux

Loire le 19 juin 2014 - Louis Pralus - Actualités - article lu 1241 fois

Abattoir : les performances de l'Esat de Crémeaux
Les salariés associés à la coupure du ruban (D.R.)

L'Esat Le Colombier La Blégnière sur les sites de Bussy-Albieux et Crémeaux est incontournable dans le paysage des cantons de Saint-Germain-Laval et Saint-Just-en-Chevalet.


Son  nouvel abattoir volailles (coût : 1,05 M€) remplace celui de 1997 qui tuait  52 000 volailles par an et peut désormais aller jusqu'à 100 000. On abat 100 poulets par semaine de l'élevage de l'Esat et de nombreuses volailles (canards, dindes, pintades) de l'extérieur, jusqu'à 1 000 par semaine et 1 500 pour les fêtes. 80 %  sont des poulets. 12 personnes sur les 40 travaillent à l'abattoir ; les autres à l'élevage (8 600 poulets par an, 200 canards, 400 chapons) ou travaillent à la préparation du bois de chauffage, l’entretien des espaces verts, la vente au magasin, la lingerie. Les 40 autres du site de Bussy-Albieux travaillent à l'horticulture, au maraichage, à la culture des céréales pour les volailles.
La demande est forte en abattage de volailles et entretien d'espaces verts comme en  consommation de « Cou nu du Forez » élevé sur de grandes prairies et nourri en aliments bio. Le chiffre d'affaires de l'abattoir était de 85 500 € en 2009 et 127 300 € en 2012.

Bel exemple de circuit court

Dans les conversations circulait le nom du Dr Roire, ancien conseiller général du canton, à l'origine de l'Esat. Le président de l'Esat, Michel Petitbout ; le président de la chambre d'agriculture, Raymond Vial ; le maire de Crémeaux ont rendu hommage aux pionniers du début. M. Vial a souligné combien l'abattoir rendait service à la région et combien l'Esat était important avec ses 80 emplois et son accompagnement social.
Mme Riamon, conseillère régionale, a été sensible au message que porte l'Esat : « ce qu'on voit ici c'est exactement ce que représente le développement durable avec ses circuits courts, son respect de la nature, ses emplois durables... ». Y. Nicolin y voit pour sa part « le véritable exemple d'économie sociale et solidaire. » Pour M. Descours, sous-préfet de Roanne, La Blégnière correspond à deux actes politiques de l'Etat : « il y a un vrai lien social et c'est de l'aménagement économique du territoire. »

Louis Pralus



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