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A Pont-de-Chéruy : diversifier son commerce pour le pérenniser

Isère le 14 août 2015 - Claire Thoinet - Nord-Isère - article lu 317 fois

A Pont-de-Chéruy : diversifier son commerce pour le pérenniser
Claire Thoinet - Jacques Daumard, lors d'une signature qu'il a organisé récemment

La Tache d'encre, librairie-papeterie, compte plusieurs décennies d'existence à Pont-de-Chéruy. Jacques Daumard l'a reprise en 2009. Après la rue de la Liberté, la voici implantée en centre-ville.

Après modernisation (informatique, agencement, éclairage…), des difficultés apparaissent 3-4 ans après. Sa conjointe, Adeline, doit travailler à l’extérieur, abandonnant leur complémentarité, lui gérant le magasin, elle conseillant sur la littérature. Il officie seul, 70 à 80 heures par semaine. Elle lui donne un coup de main quand cela est nécessaire et possible.

Le rachat du fonds de commerce de la Maison de la presse est l’opportunité, pour évincer la concurrence, se recentrer, malgré les obstacles. « C’était nécessaire à Pont-de-Chéruy, pour un petit commerce pérenne. Avec plusieurs activités, je le fais tourner », explique-t-il. En centre-ville, la librairie offre toujours les livres scolaires neufs et d’occasion, la littérature et ses nouveautés régulières, les beaux livres pour les fêtes… Comme les petits éditeurs de livres scolaires, qui ne sont pas proposés aux familles par le point culturel de l’hypermarché voisin, Jacques Daumard demande une avance sur commandes pour se prémunir des impayés. La papeterie répond aux besoins scolaires et professionnels toute l’année. La presse, nouvelle corde à son arc, nécessite une gestion quotidienne et fastidieuse, de la réception le matin au retour des invendus le soir. La Française des jeux, c’est l’intérêt, « un incontournable pour un commerce de centre-ville », dit-il. Les jeux ne font pas vendre la presse, mais cette dernière fait vendre des jeux.

Changer d’emplacement a ses incidences : des clients ont perdu sa trace, une autre clientèle est apparue, la fréquentation est plus soutenue. Mais, il doit s’adapter : éliminer des produits haut de gamme, répondre à l’acheteur qui veut tout, tout de suite. Un stationnement plus éloigné, même de quelques centaines de mètres, s’avère un handicap à ses yeux et il s’inquiète des comportements d’incivilité (automobilistes, cyclistes) dans la rue semi-piétonne.
L’expérience continuera encore quelques années. Il apprécie les challenges, les contacts, la découverte d’un produit. Sur 5 à 10 ans, il développe une affaire, comme il l’a fait dans les assurances, l’hôtellerie-restauration, le tourisme… puis part vers une nouvelle aventure.

Claire Thoinet



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