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ViennAgglo à la rescousse de Jazz à Vienne

Isère le 18 octobre 2015 - Sevim SONMEZ - Isère rhodanienne

ViennAgglo à la rescousse de Jazz à Vienne
dr - Avec 208 000 festivaliers, Jazz à Vienne se positionne comme le 1er festival en Rhône-Alpes

C'est une première, le conseil communautaire a accordé une avance exceptionnelle à l'Epic Jazz à Vienne afin de compenser les pertes enregistrées la saison dernière.

Vu de l’extérieur, les rues bondées, la météo clémente et la qualité artistique des scènes gratuites, tout laissait présager une belle édition 2015. Loin de là. La billetterie des scènes payantes a enregistré une baisse de 10 000 tickets par rapport à l’édition précédente. A tel point que l’Epic Jazz à Vienne a dû recourir à une avance de 300 000 € de ViennAgglo à rembourser sur trois exercices, soit 100 000 € par an. « Le festival Jazz à Vienne est confronté à une situation de trésorerie tendue, l’équilibre est fragile car 80 % des recettes proviennent de la billetterie, explique Thierry Kovacs, président de ViennAgglo. Raison pour laquelle un nouveau modèle économique est à définir ».

Lors du conseil d’administration de l’Epic Jazz à Vienne, plusieurs décisions ont été prises visant à rétablir l’équilibre du budget du festival qui s’élève à 5 M€. A commencer par la nomination d’un administrateur général, Samuel Riblier, pour seconder le directeur Stéphane Kochoyan dans le développement du festival et la réorganisation de l’Epic. Une nouvelle présentation budgétaire a également été adoptée avec une séparation des comptes : le premier destiné au Théâtre antique et le second aux scènes gratuites (Cybèle, Off, Club, JazzMix). Une séparation qui permettrait d’obtenir des financements de la Région, sachant que chaque année 560 000 € sont consacrés à ces concerts.

Quant aux raisons de ce déséquilibre budgétaire, elles sont multiples. D’une part, la programmation hivernale : l’auditorium ne peut accueillir que 2 000 personnes et les artistes qui se produisent ne reviennent pas pour le festival en été. D’autre part, la qualité des scènes gratuites qui n’incite pas les visiteurs à franchir les portes du Théâtre antique et acheter un ticket. 

La solution pour renflouer les caisses serait de mettre à contribution les tourneurs qui organisent les concerts variété de l’été. Depuis plusieurs années, ils ne s’acquittent que de la partie fixe, soit 12 000 € pour la location et s’exonèrent du variable qui représente 12,5 % de la recette de la vente des tickets. Mettre à nouveau ces tourneurs à contribution permettrait à l’Epic de retrouver l’équilibre mais également de rembourser l’avance accordée par ViennAgglo.  

Sévim Sonmez

 



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