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Réforme des « RH » à Bourgoin-Jallieu

Isère le 25 novembre 2015 - Arnaud DE JUBECOURT - Nord-Isère - article lu 197 fois

Réforme des « RH » à Bourgoin-Jallieu

Une réunion du personnel a eu lieu le 23 novembre à Bourgoin. L'équipe municipale lui présentait officiellement les nouvelles propositions en matière de modernisation de la politique RH.

En évoquant le sujet, le maire de Bourgoin-Jallieu, Vincent Chriqui tient à préciser deux choses : « Nos objectifs ne relèvent absolument pas d’une logique financière, mais avant tout de l’idée que nous nous faisons d’une politique de ressources humaines à la fois moderne et conforme à la règle ». Deuxièmement, « il ne s’agit en aucune façon de brimer le personnel dont l’équipe municipale est satisfaite : les agents se sont montrés depuis le début du mandat, disponibles, soucieux de l’intérêt général, compétents et réactifs face aux nombreux nouveaux projets que nous avons dû lancer rapidement ».

Ceci étant posé, Olivier Dias, adjoint, présente les principales propositions, non sans rappeler que deux mois de discussions et six réunions ont profondément modifié leur portée. « Pour les chèques-déjeuners, il s’agit uniquement d’un retour à la règle, à savoir qu’ils ne peuvent être attribués que pour une pause comprise dans l’horaire journalier de l’agent ». Peu de discussion donc sur ce point de règle ; il n’en fut pas de même pour la question de la présence au travail. « Nous avons retenu un dispositif proche du jour de carence, mais en l’atténuant : en cas d’absence et quelle que soit sa durée, il y aura retenue d’un jour de salaire ; en cas d’absences multiples, la carence sera plafonnée à deux jours par mois ». Pour faire passer la pilule, une hausse du régime indemnitaire est proposée, de l’ordre de 60 à 120 € par an, permettant de rendre plus ou moins indolore une absence qui surviendrait une fois dans l’année. D’un point de vue global, ceci compenserait cela et la masse salariale serait « quasi » inchangée.

Autre point de la réforme, un alignement des absences exceptionnelles sur les dispositions Etat, un plafonnement des congés d’ancienneté à 3 ou 5 jours selon les droits acquis, ce dernier point ayant été atténué par rapport au souhait initial des élus. La commune souhaite aussi une durée du passage d’échelon non pas automatique mais modulée selon l’évaluation individuelle. Ce dernier point est le seul vestige de la rémunération au mérite qui pour le reste a été abandonnée, même si l’idée demeure. « Nous n’imposerons rien, tout en estimant que le principe reste valable, mais à long terme, car nous devons au préalable clarifier les objectifs et les méthodes d’évaluation ». Les conditions de travail seront également évaluées : définition des rôles, priorités, circulation de l’information et formation, suivi des emplois difficiles et de la souffrance au travail seront au programme.

Au global, il s’agit pour le maire, d’un rééquilibrage à volume quasi constant, puisque « les économies que nous pourrions réaliser sont de l’ordre de 0,2 à 0,3% de la masse salariale globale. Certes, nous persistons à vouloir contenir nos budgets, mais nous réaliserons 98 % des économies projetées, car nous devons en faire, ailleurs que sur le dos du personnel, c'est-à-dire sur des sujets autres que sur la masse salariale.» A noter que celle-ci représente 20 M€ environ chaque année.

Côté personnel, la réforme ne suscite pas l’enthousiasme, et laisse à certains un goût amer. La CGT est contre : « si elle est concrétisée, la réforme le sera  davantage par la lassitude du personnel que par son accord », témoigne un agent. Côté syndicats, la CGT est toujours aussi remontée et ne désespère pas de pouvoir exploiter quelques points de droits pour faire de la résistance. « C’est toujours sur les mêmes qu’on rabote ; nous avons encore des questions à poser aux élus qui semblent conserver l’intégralité de leurs avantages alors que certains membres du personnel pourraient perdre jusqu’à 100 à 200 € par mois ». La réforme sera proposée au vote en début d’année prochaine.

Arnaud de Jubécourt

 



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