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Novascrib : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement...

Isère le 26 décembre 2016 - Laurent Marchandiau - Services - article lu 162 fois

Novascrib : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement...
Laurent Marchandiau - L'équipe au complet de la start-up grenobloise Novascrib en cours d'incubation chez Linksium.

Améliorer les compétences rédactionnelles notamment au niveau argumentaire. C'est l'objectif poursuivi par la start-up grenobloise Novascrib. Actuellement incubée chez Linksium, société d'accélération du transfert de technologies, la jeune pousse a mis au point une méthode en cours de certification ainsi que des modules de formation. Entretien avec Mélanie Viénot, sa directrice générale.

Comment avez-vous eu l’idée de créer Novascrib ?

Tout débute sous l’impulsion de Julie Sorba et Françoise Boch, toutes deux enseignantes chercheuses à l’Université de Grenoble-Alpes au sein du laboratoire Lidilem (Laboratoire de Linguistique et Didactique des Langues Etrangères et Maternelles.) Ce laboratoire est né en 1987 de la fédération de cinq centres de recherche. Elles ont constaté qu’un vrai mode de communication se développait avec l’usage des outils numériques, en particulier, les mails.

Bien orthographier ne suffit pas à se faire comprendre par écrit, aujourd’hui, il est nécessaire d’écrire vite et bien de manière concise. C’est devenu un critère de recrutement à part entière. Ce qui a donné lieu à une formation et certification au français rédactionnel unique en France. Comme elles souhaitaient conserver leurs postes d’enseignantes-chercheuses, elles se sont rapprochées de Linksium, ce qui leur a permis de structurer leur projet ainsi que de recruter une équipe dirigeante composée de deux personnes, Virginie Kauffman (directrice opérationnelle) et moi-même.

En quoi consiste votre solution ?

Elles ont développé une méthode basée sur un algorithme, fruit de 15 années de recherche, et destinée à augmenter les compétences rédactionnelles notamment au niveau argumentaire. Celle-ci a été approuvée par un psychomotricien indépendant afin de juger de sa fiabilité et validée par l’Université Grenoble-Alpes.

Notre outil possède la particularité de savoir précisément où en est le niveau de la personne afin de lui permettre de progresser naturellement, le tout dans un esprit de bienveillance. Notre offre se compose d’une plateforme de certification du style TOEFL (Test of English as a Foreign Language) permettant de délivrer le CCR (Certification en Compétence Rédactionnelle) qui se passe à la fois en ligne, mais aussi en présentiel.

De quelle manière se déroule votre module de formation et à qui s’adresse-t-il ?

Concrètement, notre formation se déroule sur cinq demi-journées présentielles auxquelles s’ajoute une formation à distance via notre plate-forme d’e-learning. Cinq critères sont passés au crible : l’orthographe (avec une dictée), le champ lexical, la syntaxe, la ponctuation, la compréhension et l’argumentation. Dans ce dernier cas, la personne écoute un texte écrit et doit en retranscrire les arguments sans les dénaturer. Cette formation se veut ludique en faisant jouer les participants tout en nous appuyant sur leurs connaissances sur lesquelles vient se greffer notre apprentissage.

Afin que la certification soit validée, nous nous assurons de l’identité des personnes afin d’éviter les fraudes. L’examen s’effectue sur 2 h 30 dans un centre agréé disposant de notre plate-forme en ligne. Les participants doivent réaliser une dictée, répondre à QCM, effectuer un test rédactionnel. À l’issue de l’épreuve, un mail leur est envoyé avec les résultats vérifiés par nos formateurs et la certification leur est délivrée quelque temps plus tard.

Quelles sont vos perspectives ?

Nous sommes en cours d’enregistrement de notre certification au registre national des certifications professionnelles. Nous devrions l’obtenir d’ici à la fin 2017. Par ailleurs, notre start-up en cours d’incubation sera créée juridiquement dès le début de l’année prochaine. Nous démarchons des centres de formation afin qu’il propose notre offre. D’ores et déjà, nous disposons d’un premier client, un grand nom de la restauration rapide qui est vivement intéressée par notre solution afin de faire progresser ses managers.

Propos recueillis par Laurent Marchandiau

Vers une IA* capable de reconnaître les arguments

C’est un vieux rêve qui pourrait bien se réaliser dans les prochaines années : donner aux ordinateurs la capacité de dialoguer dans la langue humaine. Un rêve qui date des années 1950, lors des premiers travaux de recherche afin de faire traduire les langues par des machines. Depuis, la linguistique informatique a bien évolué avec les outils de reconnaissance vocale équipant la plupart des smartphones. Une technologie perfectible. C’est là que se positionne l’algorithme développé au Lidilem. Fruit de 15 ans de recherche et utilisé par Novascrib, il devrait, à terme, permettre de repérer les mouvements de textes, c’est-à-dire, de repérer les arguments dans un texte. Une avancée significative qui permettrait à nos ordinateurs non seulement de dialoguer, mais aussi d’avoir de la répartie !

*Intelligence artificielle

 



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