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45 paysans en difficulté accompagnés dans la Loire

Loire le 20 février 2015 - Louis PRALUS - Société - article lu 411 fois

45 paysans en difficulté accompagnés dans la Loire
Louis Pralus - Isabelle Dechevanne témoigne aux côtés de son accompagnateur Robert Garnier

Les paysans en difficulté ne cessent d'augmenter dans la Loire. Il y a 3 ans Solidarité paysans accompagnait 25 à 30 exploitations en difficulté, aujourd'hui ce chiffre est passé à 45.

A la ferme de Vernand à Fourneaux, chez Isabelle Janin, une rencontre est organisée avec Solidarité paysans pour montrer la détresse de nombre d'exploitants et les remèdes qu'apporte le mouvement. Michel Savatier, préside cette association d'aide et accompagne trois couples en difficulté. Il remarque des difficultés aussi bien dans les petites structures que dans les grosses : ferme de 30 vaches ou de 80 vaches. Les causes ? Il  cite : une façon de produire qui coûte cher, les aliments pour le bétail de plus en plus chers, de gros investissements en constructions, en matériels et les produits agricoles chutent en même temps. « Quand on a 700 000 € de remboursements et une perte en 2015 de 30 à 40 € sur 1 000 l de lait, comment s'en tirer ? » L'accompagnateur de Solidarité paysans  peut sauver la situation. « On négocie avec les banques, les créanciers. Même si l'exploitation va jusqu'à la liquidation, elle peut rebondir. »
Isabelle Dechavanne exploite une ferme avec son compagnon Patrick Bourbon à La Chapelle-de-Mardore. Aujourd'hui elle voit le bout du tunnel et son accompagnement devrait s'arrêter. Tout a basculé quand ils ont construit un bâtiment  pour 20 vaches montbéliardes. On leur promet plus de quota laitier. Mais le prix du lait chute et le quota n'est pas augmenté. La banque annonce que rien ne va plus. «Je ne connaissais pas la situation financière, avoue Isabelle. J'ai dit : je prends en main la gestion mais j'ai été submergée par les problèmes. J'ai appelé au secours la Chambre d'agriculture qui nous a permis d'avoir le RSA et nous a orienté vers Solidarité paysans. Peu à peu les choses se sont réglées : on a eu un nouveau quota laitier, une prise en charge de nos cotisations, on a changé de fournisseurs pour les aliments. » Maintenant ils sont tirés d'affaire. Isabelle se met tous les jours sur l'ordinateur pour suivre les comptes de près et Patrick fait inséminer des charolais parce que les petits veaux montbéliards ne valent pas cher...

Louis Pralus



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