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25 novembre à Grenoble : le PS juge la fermeture des services « indigne »

Isère le 25 novembre 2015 - Caroline Thermoz-Liaudy - Région grenobloise - article lu 297 fois

25 novembre à Grenoble : le PS juge la fermeture des services « indigne »
Caroline Thermoz-Liaudy - Ce « drapeau » aussi élevé sur le parvis de la mairie

Le mot est fort mais répété plusieurs fois par Anouche Agobian. Le groupe d'opposition socialiste de la mairie de Grenoble n'était déjà pas d'accord pour fermer les services municipaux, mais dans le contexte post-attentats, il s'attendait à ce que cette journée soit au minimum reportée.

Les  élus  du rassemblement  de  gauche et de progrès sont décidément encore plus en colère que la semaine dernière. Après l’annonce du maire, Eric Piolle de fermer les services municipaux ce 25 novembre (lire l'Essor du 13 novembre), ils avaient déjà montré leur désaccord en déposant un recours devant tribunal administratif. Finalement, le recours a été rejeté (pour des raisons de forme), et la journée était bel et bien programmée pour mercredi. « Vu  le  contexte  national  des  attentats,  on  pensait que  le  maire  allait  au moins repousser cette journée […] qui parait tellement en décalage avec ce qui s’est passé, et seulement deux jours avant l’hommage national pour les victimes […] C’est un comportement  indigne », estime Anouche Agobian.

Cette journée ne passe décidément pas chez les opposants.  Indignation, mais aussi incompréhension des agents poursuit-elle. «  Ils  sont  obligés  de  venir  à une assemblée générale, et ils ne peuvent pas s’exprimer puisqu’ils sont soumis à un droit de réserve. D’ailleurs beaucoup ont posé des jours de congés.» Il ne s’agit pas moins que d’une instrumentalisation pour les socialistes. Instrumentalisation des agents, mais aussi des Grenoblois et de leur peur car Paul Bron est catégorique : « La faillite d’une ville, ça n’existe pas en France. » Et montrant une lettre choc que la maire a envoyée à chaque Grenoblois, il ajoute : « Cette majorité effraye les Grenoblois mais ne propose rien. Il faut être réaliste. Si on prend les chiffres réels, et pas ceux que nous montre le maire, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Oui, il y a des baisses de dotations de l’Etat, en 2015 elles représentent pour la ville 5,5 M€ soit 1,7 % des recettes. On ne panique pas pour 1,7 %, même cumulés sur 4 ans. Dans le privé, quand on perd des recettes, on en cherche d’autres, mais le problème de la majorité c’est qu’elle ne propose pas de solutions concrètes. »

Et des propositions, Paul Bron n’en manquerait pas « D’abord il faut maintenir les recettes fiscales, pas en augmentant les impôts mais en maintenant le nombre d’habitants à Grenoble à au moins 160 000. Donc il faut développer l’urbanisme. […] On peut aussi se séparer d’un certain nombre d’éléments du patrimoine municipal. Et je rappelle qu’en arrêtant les panneaux publicitaires à Grenoble, la ville a perdu 1 M€ par an. »

Caroline Thermoz-Liaudy
 

 



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