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2015 année noire pour les bonnes tables de la Loire

Loire le 22 octobre 2015 - Denis Meynard - Commerces - article lu 1368 fois

2015 année noire pour les bonnes tables de la Loire
Denis Meynard - Les trois établissements stéphanois et celui de Rive-de-Gier comptent bien sortir de la mauvaise passe qu'ils traversent

Une demi-douzaine d'établissements renommés est passée par le tribunal de commerce de Saint-Etienne depuis le début de l'année. L'Agapée, Le Régency, La Renaissance et Le Bistrot de Paris poursuivent le combat.

2015 aura été une année noire pour nombre de bonnes tables de la Loire. Qu’ils soient jeunes ou expérimentés, originaires de la région ou venus d’horizons lointains pour reprendre un établissement réputé, une demi-douzaines de chefs ont dû se résoudre à se déclarer en cessation de paiement ces derniers mois. Le ballet de ces professionnels à se placer sous la protection du tribunal de commerce, qui les a placés en redressement judiciaire avec une période d’observation, a débuté en janvier par Thierry Lenormand, qui a repris L’Agapée, voici quatre ans. Ce Manceaux passé par les cuisines de l’Elysée et du Georges V, et son épouse, n’ont pas l’intention de baisser les bras. Ils s’affairent à exploiter au mieux leur restaurant du centre-ville de Saint-Etienne et son salon privatif, après avoir su mettre à profit une terrasse intérieur durant l’été. Toujours à Saint-Etienne, Le Régency, tenu depuis 24 ans par Alexis Bessette et son épouse, a lui aussi pris cette option, fin mai, face à une tension sur la trésorerie. « Aujourd’hui je suis plus serein et je continue à avoir confiance dans l’avenir de Saint-Etienne », déclare-t-il.

Au cours de l’été, deux ex-étoilés, Les Iris, à Andrézieux-Bouthéon, et La Poularde, à Montrond-les-Bains, ont quant à eux fermé leurs portes. Leur redressement judiciaire ayant été transformé en liquidation, faute de pouvoir présenter un plan de continuation ou de trouver un repreneur. Gilles et Monique Étéocle, qui ont racheté lundi aux enchères le fond de commerce de leur ancien établissement, ont l’intention de retrouver un exploitant.

Le début de l’automne a apporté son lot de mauvaises nouvelles pour deux autres bonnes tables du Sud Loire. A Rive-de-Gier tout d’abord où La Renaissance, dirigée depuis 30 ans par Jean-Paul Mounier, a été placée en redressement fin septembre après un incident de trésorerie pour lequel il n’a pas été suivi par le système bancaire. Et la semaine dernière c’est Le Bistrot de Paris, l’institution stéphanoise de la place Jean-Jaurès reprise au printemps 2013 par Jonathan Pingris, le jeune chef passé chez Nicolas Le Bec et Bocuse, et sa compagne Marine Bézé, qui a subi le même sort.

Denis Meynard



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