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2015, année écologique

le 26 juin 2015 - Mathieu Ozanam - Sciences, Santé, Environnement - article lu 218 fois

2015, année écologique
Creative Commons CC-by-sa - La Mer de glace dans le massif du Mont Blanc

Encyclique du pape François, conférence sur les changements climatiques à Paris, 2015 s'affirme comme une année écologique. Rhône-Alpes n'est pas en reste avec Lyon qui organise le sommet mondial Climat et Territoires, puis Saint-Etienne et ses Assises chrétiennes de l'écologie.

L’encyclique du pape François Laudato Si sur l’écologie était attendue dans le monde entier. C’est tout particulièrement vrai pour la France qui doit organiser la conférence COP21 des Nations unies sur les changements climatiques. Et encore davantage pour la région Rhône-Alpes. Lyon doit accueillir les 1er et 2 juillet le sommet mondial Climat et Territoires. il s’agit du rendez-vous des collectivités locales et des acteurs non-étatiques invités à débattre et à soumettre « leurs engagements concrets et propositions spécifiques » indiquent les organisateurs.

Rhône-Alpes se montre décidément engagé sur la question climatique : le diocèse de Saint-Etienne prépare la 2e édition des Assises chrétiennes de l’écologie fin août au Parc des expositions. Quatre ans après celui de 2011, cet événement qui durera trois jours propose 80 forums et ateliers pratiques, 6 tables rondes et 5 conférences plénières pour débattre de « l’urgence d’aller vers une société de sobriété heureuse » et de (beaucoup) s’interroger : « que faire pour limiter le réchauffement climatique à deux degrés ? », « Sommes-nous (vraiment) trop nombreux sur la planète Terre ? », « Demain, que mangerons-nous ? »

Des intervenants de renom

Il ne s’agit pas pour le diocèse de préempter le débat public. « Il n’y a pas d’écologie chrétienne, insiste le père Jean-Luc Souveton, responsable de l’organisation de l’événement. Nous voulons rencontrer tous ceux et celles qui se posent des questions. Le but est d’entrer en dialogue et d’échanger. » Les intervenants annoncés font autorité dans leur domaine et reconnus pour leur liberté de pensée. Le biologiste Jean-Marie Pelt sera là, ainsi que la paléoclimatologue et membre du Giec Valérie Masson-Delmotte, le philosophe Patrick Viveret, les politiques Corinne Lepage et Pierre Larrouturou, les journalistes d’investigation Monique Robin (Le monde selon Monsanto) et Fabrice Nicolino (Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète).

Dépasser les intérêts particuliers

L’avenir dira si l’encyclique Laudato Si sera à l’écologie ce que De Rerum Novarum avait été à la fin du XIXe siècle mais pour Mgr Dominique Lebrun elle constitue « un vrai manifeste politique, sans complexe ». Commentant le texte, l’évêque de Saint-Etienne insiste sur l’idée d’écologie intégrale, rappelant les mots du pape Jean-Paul II : « Tout est lié. Si l’humain se déclare autonome par rapport à la réalité et qu’il se pose en dominateur absolu, la base même de son existence s’écroule (…) ». Le père Jean-Luc Souveton rappelle lui que face au changement climatique Nicolas Hulot estime « nécessaire que les religions interviennent. Son idée est qu’elles ne sont pas liées aux Etats qui défendent leurs intérêts. Les religions sont au-delà de ces intérêts particuliers. »

Mathieu Ozanam

Migrants de Montreynaud

En marge de la conférence de presse de présentation de la lettre encyclique, Mgr Dominique Lebrun s’est exprimé sur la situation des migrants à Montreynaud et l’arrêt des subventions de la Ville de Saint-Etienne à plusieurs associations d’entraide. « Il y a un discours qui dit que la pauvreté, c’est la faute aux migrants (…) En tenant ce discours on crédibilise cette thèse qui est fausse. On me dit à la mairie “on ne peut pas aider tous ceux qui sont en situation irrégulière“, mais ils ne sont que 3 à avoir été déboutés. (…) Je ne comprends pas qu’on interdise aux associations de les aider. Nous ne sommes pas là dans la rationalité. »



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