Loire

Jeudi 26 janvier 2012 à 13h29

Union des maires - Le Roannais à la recherche de médecins libéraux

Les maires des villes et des campagnes préoccupés

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Pour la deuxième fois les ateliers du territoire de l’Umar ont été consacrés à la santé. Comment retenir et faire venir en Roannais des médecins libéraux ? Le déficit est énorme.

Le 19 janvier à l’hôtel de ville, Laure Déroche a réuni Mme Bourrachot, directrice de l’hôpital de Roanne, M. Maisonny, directeur départemental de l’agence régionale de santé, le Dr Perrot, président du syndicat MG42, le Dr Bard, secrétaire du syndicat MG 42, M. Poncet, maire de Marcigny, autour du thème : « L’offre de santé en Roannais : rôle et attentes de chacun, coordination et solutions. » Le Roannais est déficitaire en médecins libéraux, reconnait M. Maisonny, le Dr Wimel (installée Saint-Symphorien-de-Lay) avance que c’est la situation la pire de la Loire et de Rhône-Alpes. « Le manque n’est pas qu’à la campagne mais aussi à Roanne », insiste Laure Déroche, qui cite deux exemples de personnes n’ayant pu avoir un médecin traitant. Il y a environ 33 médecins généralistes à Roanne. Le cas le plus dramatique est le canton de Belmont avec un seul médecin qui a 80 ans !
Pourquoi cette désaffection ?  Le Dr Bard montre que « 90% des étudiants en médecine sont citadins et que leur modèle est l’hôpital. Etre médecin libéral est une grande inconnue qui fait peur. L’épouse du médecin n’est plus la collaboratrice et a du mal à trouver du travail à la campagne.  Une femme médecin voudra suivre son mari qui est commercial, un médecin voudra suivre sa femme qui trouve du travail dans une autre région ». Le Dr Maud Wimel,  indique aussi qu’un généraliste ne veut pas rester 30 ans au même endroit, ce qui explique que 10 à 15% seulement des généralistes s’installent en libéraux et qu’on trouve 10 000 médecins remplaçants sur 50 000 médecins installés !
L’autre frein à l’installation  est la charge de travail. Le Dr Bard explique : « Le revenu vient en avant-dernière condition à l’installation. L’obstacle c’est d’abord trop d’heures, trop de travail, trop d’administration. Ils veulent une structure. » Tous les intervenants sont d’accord pour dire qu’une maison médicale avec secrétariat et répartition du travail entre médecins serait une solution. Mais il  n’y en a que deux : à Saint-Symphorien-de-Lay et Régny.

Louis Pralus

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