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CGPME : « Nous avons besoin d'être reconnus »

Loire le 03 février 2015 - Daniel BRIGNON - Économie - article lu 28 fois

CGPME : « Nous avons besoin d'être reconnus »
Georges Rivoire - Par la voix de D. Villareale, la CGPME veut séduire et être reconnue

Dans son discours de vœux aux adhérents et institutions représentées en nombre, Daniel Villareale, président de la CGPME Loire en appelait à une meilleure reconnaissance de ce syndicat d'entrepreneurs, « représentatif de 80 % du secteur marchand ».

« Partout dans la Loire les chefs d’entreprises nous font part de leur difficultés liées au coût du travail ou au poids de la fiscalité, à la complexité des règles sociales, d’autres se heurtent à des règles administratives ubuesques. Mais tous ont en commun une même aversion pour les changements incessants et imprévisibles des règles qui leur sont applicables. » Voilà pour le constat.

Celui-ci appelle au combat, auquel la CGPME en a pris sa part, rappelait Daniel Villareale : « nous avons été contraints de descendre dans la rue le 1er décembre dernier pour qu’il y ait une prise de conscience du malaise qui touche toutes les entreprises ». Il évoquait d’autres combats : le refus de la CGPME de signer l’Accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle, ses réticences dans la négociation sur la modernisation du dialogue social, mais aussi des combat moins visibles, « lorsque nous évitons le pire à nos entreprises ».

Le président interpellait les élus : « nous comptons sur vous pour nous entendre et nous aider en renonçant à certains projets de lois inadaptés », mais aussi pour associer les chefs d’entreprises au débat institutionnel : « les PME ne peuvent plus être les spectateurs ou les laissés pour compte d’une vie institutionnelle ». Reconnaissance signifie aussi une attitude interne : « nous avons besoin de mieux nous structurer », pour que « la voix de la CGPME soit reconnue comme pertinente et indispensable au débat territorial et national ».
Daniel Villareale soulignait enfin la capacité de la CGPME à accompagner les entreprises en difficulté, à promouvoir l’innovation, à soutenir la démarche d’exportation. Autant de ressources que plusieurs administrateurs de la CGPME Loire, qui s’exprimaient ensuite, reconnaissaient avoir trouvé dans le syndicat, « vecteur d’intelligence collective », pour conclure la cérémonie d’une note optimiste et « donner envie de nous rejoindre ». C’était peut-être ça le but.


Daniel Brignon



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