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Droguerie de la Tour à Saint-Etienne : « Ne cherchez plus, vous l'avez trouvé ! »

Loire le 24 juillet 2015 - Florence Barnola - Commerces - article lu 722 fois

Droguerie de la Tour à Saint-Etienne : « Ne cherchez plus, vous l'avez trouvé ! »
FB - Bernadette et Jean-Paul Fillion sont la quatrième génération à la tête de la droguerie de la Tour

Ce slogan est celui de l'un des plus vieux commerces stéphanois et un symbole de la ville. La droguerie de la Tour, place du Peuple, existe depuis deux siècles. Quatre générations d'une même famille se sont succédées à sa tête depuis plus de 150 ans.

Durant le mois de juillet, la droguerie de la Tour, située place du Peuple, reste fermée pour rénovation. L’entrée ne se fera plus par la Tour en elle-même mais sur le côté, rue des Fossés, afin de faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite. L’occasion également de réaménager ces 140 m2 dont 130 de vente en changeant le mobilier, le carrelage, les lumières et les couleurs du magasin, jusqu’au logo.
En 1820, le rez-de-chaussée de cette tour est devenue une droguerie. « Au XVIIe siècle ce devait être une épicerie », raconte Bernadette Fillion propriétaire avec son mari Jean-Paul du commerce stéphanois. Le premier droguiste se nommait Girard. Il avait deux employés : monsieur Robert et monsieur Neyret. En 1860, l’affaire sera reprise par Robert, l’arrière grand-père du propriétaire actuel, Jean-Paul Fillion qui reprendra lui-même  le flambeau de son père en 1970. Quatre générations d’une même famille se sont succédées à la droguerie de la Tour en 155 ans.
Aujourd’hui trois employés travaillent dans ce commerce d’une incroyable longévité. « Nous avons su nous adapter. A la place du Petit Casino, il y a eut dans les années 60 une supérette qui vendait les lessives trois moins cher qu’à de la droguerie. Il a fallu s’adapter à cette situation, en compensant par une notion de conseil et de service. Je pense vraiment que ce qui fait la différence avec une grande surface c’est que l’on assure une écoute, une expertise. »
Le commerce perdure également car il s’est diversifié « Nous sommes un commerce de proximité en centre-ville où il n’y a plus de quincaillerie, il y a donc une demande par rapport à cela. Depuis 2000, nous avons ouvert un rayon quincaillerie. Nous essayons de varier autour de l’art de la maison.» Bernadette Fillion ne voit pas dans les grands groupes que de la concurrence, « grâce à la distribution notre métier à évolué. Le libre service a amené les fournisseurs à du packaging. » D’ailleurs elle voit d’un très bon œil l’arrivée de Monoprix : « On se complètera. Nous pensons plutôt que l’enseigne va apporter une clientèle. » Une cinquième génération de Fillion prendra-t-elle le relais ? « Si aucun des enfants n’est intéressé, nous vendrons… »

Florence Barnola



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