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Portrait : Stéphane Mathieu, directeur général de Sigvaris

Loire le 19 mai 2017 - Denis Meynard - Industrie

Portrait : Stéphane Mathieu, directeur général de Sigvaris
Denis Meynard

Stéphane Mathieu a pris en mai la direction générale de Sigvaris, basée à Saint-Just-Saint-Rambert, qui compte 800 salariés en France.

Avec l’arrivée de Stéphane Mathieu comme directeur général de Sigvaris, Alain Berthéas, qui dirigeait l’entreprise depuis 1986, met un terme à ses fonctions opérationnelles pour devenir conseiller du comité directeur du groupe Sigvaris, présidé par Andreas Schönenberger et basé à Winterthur, en Suisse alémanique. Agé de 45 ans, Stéphane Mathieu a suivi une formation en monnaie et finances à l’Université de Nancy, qui le destinait plutôt à un univers auquel il a renoncé, à la suite d’un entretien d’embauche dans une banque de la City londonienne. La perspective de travailler dans une salle de marchés, au milieu de centaines d’ordinateurs n’a pas séduit celui qui est, par ailleurs, diplômé en marketing de l’ICN Business School. « C’était trop virtuel, éloigné du goût pour le produit et la marque qui m’anime », explique-t-il. Après son service national civil dans une association de réinsertion professionnelle des Vosges, sa région d’origine, c’est une première partie de carrière dans l’agroalimentaire qui s’offre finalement à lui. Au sein du pôle boissons de Cadbury Schweppes pour l’Afrique, l’Inde, le Moyen-Orient et l’Europe, basé à Londres. Chargé de l’analyse des résultats des filiales de cette division pendant deux ans, on lui confiera ensuite des fonctions commerciales avec des grands comptes, ainsi que le suivi des franchisés suisses et néerlandais.


Après avoir été contrôleur financier chez Coca-Cola, toujours à Londres, dans le cadre de l’acquisition des marques Schweppes, Stéphane Mathieu a rejoint Aix-en-Provence. Il a participé au rachat d’Orangina-Pampryl (groupe Pernod Ricard) par Cadbury Schweppes. Il était devenu responsable du contrôle de gestion d’Orangina Schweppes, puis responsable de la stratégie Europe, à Paris, lorsqu’il a quitté l’univers des soft drinks, en 2006, pour celui de l’automédication, au sein du groupe allemand Merck. Basé à Dijon, il a d’abord occupé des fonctions de directeur administratif et financier, puis de président directeur général, de Merck Médication Familiale. Cette société de 200 personnes, gérant un portefeuille d’une vingtaine de marques, propose des produits de bien-être, de traitement de la peau, notamment des compléments alimentaires à base de plantes, « pour la prévention des petites pathologies », explique-t-il.

Road trip en Amérique

Au bout de dix ans, Stéphane Mathieu a éprouvé le besoin d’exercer de nouvelles responsabilités ailleurs, d’autant plus que « le management du groupe et ses valeurs, avec une vision à court terme, ne correspondaient plus tout à fait aux miennes », indique-t-il. C’est dans ses circonstances, qu’à la suite d’une coupure de six mois au cours de laquelle il a parcouru les Etats-Unis et l’Amérique latine avec sa femme et ses deux enfants, il intègre Sigvaris. Découvrant à cette occasion le secteur de l’industrie textile, très présent dans sa région d’origine, mais qu’il ne connaissait pas. « Je vais devoir apprendre, notamment en accompagnant sur le terrain nos responsables du développement commercial », confie-t-il. Parmi les défis à relever qui s’offrent à lui, il cite « la volonté du groupe de se rapprocher des prescripteurs et des utilisateurs que sont les médecins et les patients, afin de parvenir à une meilleure observance du traitement pour les quelque cinq millions de bas, chaussettes et collants de compression qu’il vend chaque année. Et qui représentent un chiffre d’affaires de 110 M€ pour l’entreprise plus que centenaire. Laquelle revendique 38 % de parts de marché de la compression médicale en France.

Denis Meynard



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