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Antoine Dénériaz (Inosport) : « Le digital a changé la mentalité de la pratique sportive »

Isère le 01 juin 2015 - Laurent Marchandiau - Région grenobloise - article lu 261 fois

Antoine Dénériaz (Inosport) : « Le digital a changé la mentalité de la pratique sportive »
SamTinson - Antoine Dénériaz, médaillé d'or en descente aux Jeux Olympiques de Turin (2006) sera le grand témoin d'Inosport.

C'est un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les passionnés de sport et d'innovations. Pour la première fois, le forum Inosport accueillera en tant que grand témoin, lors de sa sixième édition, le champion olympique de descente 2006, reconverti en chef d'entreprise, Antoine Dénériaz. Entretien.

C’est la première fois que vous participez à Inosport. Pourquoi et qu’attendez-vous de cet événement ?

Tout d’abord, ils ont eu la gentillesse de m’inviter (rires.) En tant qu’ancien sportif et créateur de ma propre marque d’accessoires de ski, je suis doublement intéressé par cet événement. C’est l’occasion de réunir les acteurs de l’industrie de la filière sport, loisirs, santé et bien-être, de rencontrer des chefs d’entreprise qui innovent dans ce domaine, de découvrir les tendances pour les années à venir.

Vous avez fondé en 2009, votre propre marque d’accessoires de ski. Pourquoi ?

J’ai arrêté ma carrière à 31 ans. Pendant plusieurs années, l’un de mes sponsors principaux était la marque de casque Cébé dont l’activité s’est arrêtée en 2007 avant de reprendre deux-trois ans plus tard. Cela m’avait marqué. Ce fut le déclic. J’ai fondé ma marque en commençant par concevoir des casques fabriqués en Italie puis des masques de ski, des sous-vêtements techniques (produit en Allemagne) et même une petite série limitée de ski (conçus en Suisse.) Je me positionne sur le haut de gamme en mettant mon expérience de champion olympique dans la fabrication de mes produits sobres, design et aux finitions irréprochables !

En tant qu’ancien sportif de (très) haut niveau et chef d’entreprise, comment percevez-vous la filière sportive française ?

C’est une économie qui se porte bien, en voie de développement et novatrice ! Les différents acteurs de la filière sont à la recherche de nouveautés afin de développer la pratique, mais aussi son accessibilité, sans oublier l’aspect convivialité. D’autre part, de plus en plus de personnes ont besoin de retrouver des valeurs saines, de se changer les idées, de se ressourcer. Ce qui a pour conséquence d’augmenter le nombre de pratiquants.

Quelles tendances identifiez-vous dans ce secteur ?​

L’essor d’Internet, des terminaux mobiles (smartphones, tablettes) et les applications sportives annexes a redonné un côté « fun » à la pratique d’une activité sportive. Avec les capteurs, les applications mobiles, les médias sociaux, les personnes peuvent désormais partager leurs résultats sur les réseaux sociaux, voir l’évolution de leur performance… Il y a un côté émulation, dépassement de soi et facilité de partager ses expériences aux autres. Le Web, les objets connectés permettent tout cela. L’avenir de la filière passera dans le développement du côté social et digital du sport.

Propos recueillis par Laurent Marchandiau



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