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La Roannaise de l'eau protège les tourbières

Loire le 09 octobre 2015 - Louis Pralus - Actualités - article lu 204 fois

La Roannaise de l'eau protège les tourbières
Louis Pralus - Travail à la tourbière avec le cheval de fer

Roannaise de l'eau a acquis la compétence gestion des milieux aquatiques et donc des tourbières, présentes dans les Monts de la Madeleine.

Une équipe de 9 agents réalise des travaux de restauration et entretien de la végétation,  régulation des plantes envahissantes, stabilisation des berges et du lit, aménagements de clôture et d'abreuvoirs. En ce moment leur travail est sur la tourbière de la Font Blanche, commune des Noës.
Pour les travaux d'entretien de cette tourbière un  nouvel outil, adapté au milieu : le cheval de fer. Transporteur et débusqueur à chenilles, il est conçu pour le transport de toutes sortes de charges dans les endroits difficiles : milieux humides, sols sensibles, pentes etc. Son faible poids et son encombrement réduit permettent d'intervenir entre les arbres et dans les endroits exigus. Le franchissement dans les zones escarpées est facilité par les larges chenilles qui effacent les obstacles comme souches,  rochers, branches tombées. Grâce à ces chenilles, la pression au sol est faible et son utilisation limite l'impact des chantiers sur le milieu naturel. Le treuil du cheval de fer le transforme en mini-débusqueur. Sur le chantier de la tourbière de la Font Blanche, classée espace naturel sensible, il permet l'évacuation des déchets verts.

Les zones humides comme les  tourbières ont longtemps été considérées comme dangereuses et insalubres. Pourtant elles remplissent des fonctions essentielles au maintien des équilibres écologiques et constituent des zones utiles pour la qualité et la régulation de la ressource en eau : éponges, elles absorbent les crues qu'elles restituent e été, elles abritent des espèces remarquables de plantes et d'animaux, favorisant la production de fourrages même en période de sécheresse.

La Roannaise de l'eau agit pour la préservation de ces zones par son contrat de rivières signé en 2014. Ce contrat  couvre : 4 rivières (Le Renaison, la Teyssonne, l'Oudan, la Maltaverne) soit 280 m de cours d'eau ; 26 communes ; 431 zones humides, soit 1 500 hectares et 4 % du territoire roannais ; investissement en travaux : 14 M€ sur 5 ans.

Louis Pralus



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