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Commerces à Saint-Etienne : « La balle est dans notre camp à nous de la mettre au fond »

Loire le 17 avril 2015 - Marine Graille - Agglomération stéphanoise - article lu 1382 fois

Commerces à Saint-Etienne : « La balle est dans notre camp à nous de la mettre au fond »
G.R. - Nous avons des atouts que beaucoup nous envie et que nous ne savons pas assez promouvoir

Michel Mérieux, du cabinet immobilier éponyme, veut rester rassurant quant à l'activité commerciale stéphanoise. La ville continue, selon lui, d'être attractive pour de potentiels investisseurs. Entretien.

Quel regard portez vous actuellement sur l’activité commerciale stéphanoise ?

On note actuellement une activité plus soutenue concernant la demande d’implantation d’enseignes nationales, mais également de nouveaux commerçants en recherche de création d’entreprises. Pour les indépendants, le gros de la demande se porte essentiellement sur le centre-ville et principalement dans le secteur de la restauration. Pour ce qui est des enseignes nationales, de bonnes nouvelles devraient pouvoir être annoncées d’ici l’été. Nous avons en effet 4 ou 5 beaux dossiers qui, s’ils sont menés à terme, seront une belle opportunité pour le cœur de ville. La périphérie reste également toujours attractive et les mutations en cours ou en prévision sur le secteur de Ratarieux vont doper le dernier semestre.

Y’a t-il une spécificité stéphanoise sur la question du commerce ?

Bien que le marché du commerce soit  actuellement tendu comme partout en France et pour des raisons diverses et variées (conjoncture, Internet etc..) notre cœur de ville reste malgré tout attractif. Notre problématique de prix bas de l’immobilier pénalisant certains vendeurs devient un avantage lorsque l’on s’adresse aux investisseurs pour qui seul compte le rapport investissement/rentabilité et les 500 000 clients potentiels de notre agglomération sont un atout indiscutable, et ce quel que soit le pouvoir d’achat. Il suffit d’accorder l’offre à la demande et de faire progresser le qualitatif au fur et à mesure que notre cœur de ville retrouve de l’attractivité. Notre force finale est de faire comprendre à tous nos interlocuteurs que Saint-Etienne est la 14e ville de France et qu’il  y a autant, sinon plus de potentiels chez nous que par exemple à Grenoble qui est la 16e ville ou Clermont-Ferrand qui est la 21e. Il faut communiquer positif et arrêter de faire la culture du "beauseigne". Nous avons des atouts que beaucoup nous envient et que nous ne savons pas assez promouvoir. La balle est dans notre camp à nous de la mettre au fond…

Fin mars se tenait à Paris, le salon international de la Franchise, où vous étiez présent. Des contacts ont-ils pu être noués à cette occasion pour Saint-Etienne ?

Nous avons constaté une forte présence des enseignes de restauration et un renouveau dans les enseignes d’équipement de la personne. De nouvelles enseignes françaises, mais aussi italiennes et espagnoles. Saint-Etienne a été à l’honneur durant le salon, puisque Lionel Saugues (adjoint au Commerce à la Ville, Ndlr) est intervenu lors d’un atelier pour présenter le commerce de centre-ville et bien sûr promouvoir Saint-Etienne. 250 personnes ont assisté à cette rencontre et les réactions ont été très positives. Personnellement, nous avons pris de nombreux contacts avec de nouvelles enseignes absentes de la région et nous sommes déjà en prise de rendez-vous pour des visites de la ville.

Propos recueillis par M.G.



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